La CGT cheminots réclame des changements à la suite du décès d’Inigo Elizazu
Jeudi 1er février, un salarié de l’entreprise Bergé a été heurté par une charge en mouvement dans la zone de fret de la gare d’Hendaye, provoquant son décès. Inigo Elizazu était âgé de 32 ans, marié et père de famille. Le syndicat CGT des cheminots d’Hendaye a souhaité dans un communiqué à la presse "s’associer à la peine de sa famille, de ses collègues de travail et amis et leur présente leurs plus sincères condoléances".
Deux enquêtes sont en cours concernant cet accident. L’une ouverte par la police et une autre, interne, par le CHSCT, Comité d'Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail, de la SNCF, l’accident ayant eu lieu sur une zone SNCF. Sans préjuger de leur résultat, la CGT des cheminots d’Hendaye tient à "exprimer son émotion face à cet accident du travail survenant sur un chantier qui n’en avait pas connu d’aussi grave depuis sa création et moins de 7 mois après sa réorganisation".
Une restructuration qui avait pris la forme d’une privatisation avec la transmission du travail de transbordement à la société Bergé. La CGT rappelle que cette modification avait vu le travail "de 14 cheminots et 9 employés en sous-traitance remplacé par 7 salariés de Bergé".
Avec cette déclaration, le syndicat des cheminots pointe du doigt "une privatisation intervenant dans l’unique but de doubler la marge financière obtenue par la SNCF sur ce chantier". Les changements intervenus lors de cette privatisation pouvant être l’une des conséquences du décès d’Inigo Elizazu, et avant qu’un autre accident malheureux ne se produise, la CGT réclame le retour de l’activité dans le giron de la SNCF."
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