Milakabilaka appelle la société à manifester
·Pour la plateforme, c’est aux citoyens de relancer le processus de dialogue, et aux politiques d’en prendre note
La démarche Milakabilaka qui s’est présentée officiellement vendredi dernier à Irun [lire notre édition du samedi 27 janvier] appelait hier la société basque à ne pas jeter l’éponge et à manifester samedi à Bilbao sous le triple thème "Dialogue. Respect envers Euskal Herria. Paix". Composée de plus de trois cents personnalités du Pays Basque qui s’engagent à titre personnel, l’initiative Milakabilaka affirme "n’aller à l’encontre de personne. Ce qui nous rassemble c’est la volonté de travailler en commun pour notre avenir, au-delà des difficultés et pour ouvrir un chemin à l’espoir".La manifestation partira à 17h du Guggenheim et contrairement à ce qui est habituel il n’y aura pas de banderole et aucun représentant politique ne prendra la parole. "Ce sont les citoyens qui doivent être les protagonistes", a déclaré Maite Aristegi, ancienne responsable du syndicat agricole EHNE. "Cette fois-ci les représentants politiques devront entendre", a-t-elle ajouté.
Manifestation fluviale
La marche, qui longera la rivière Nervioi et qui sera accompagnée d’une deuxième "manifestation fluviale" avec des pirogues, des chaloupes, trainières et peut-être un "bateau-scène", va revendiquer tout au long du parcours "une solution basée sur le dialogue, dans la paix et dans le respect de la décision des citoyens". Le but de la marche, a-t-on souligné, est de "rassembler des forces, non pas de diviser", tout comme le but de la démarche Milakabilaka est de soutenir le processus de paix et "non pas de se substituer à quelqu’un". Au terme de la mobilisation, les organisateurs ne donneront pas de chiffres sur le nombre de participants, car "même si beaucoup de personnes y prendront part, ce ne sera jamais suffisant". Il n’y aura pas non plus de meeting sauf une "brève prise de parole en trois langues [basque, français et castillan] pour réclamer le dialogue, la paix, l’absence de violence et le respect envers le Pays Basque", a-t-on, insisté.
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