Le PP accuse M. Zapatero de maintenir la porte du dialogue avec l’ETA ouverte
José Luis Rodriguez Zapatero a réaffirmé dimanche sa volonté de "mettre fin à la violence", écartant les "insultes" du Parti Populaire contre la politique qu’il a menée concernant le conflit basque. Le chef du gouvernement espagnol répondait ainsi à son prédécesseur, le conservateur José María Aznar qui l’avait accusé vendredi de vouloir maintenir un processus de négociation au Pays Basque laissant croire à l’organisation armée ETA que "tuer et négocier sont les ingrédients d’une même recette".Cette déclaration a été qualifiée de "misérable" par les responsables du PSOE, qui ont dénoncé la "politique poubelle" d’attaques systématiques et "hypocrites" du PP contre M.Zapatero sur la question basque. "Je ne vais pas me battre contre Aznar ni Rajoy", le président du PP, a dit M. Zapatero, ajoutant que toute son énergie était orientée vers la "fin de la violence". Il a d’autre part confirmé son intention de continuer à gouverner jusqu’à la fin de l’actuelle législature au printemps 2008, alors que le PP réclame des élections anticipées, soulignant "l’épuisement" de son gouvernement. "C’est l’opposition qui est épuisée à force d’insulter", a ajouté M.Zapatero. Le PP, qui avait lui-même négocié avec l’ETA alors qu'il était au pouvoir, estime que seule la disparition de l’organisation armée obtenue par la répression ramènera la paix. Bafouant le "Pacte Antiterroriste" qu’il a signé avec le PSOE et dont l’un des points interdit l’usage partisan du conflit basque, le Parti Populaire veut faire de cette question un thème central des élections municipales et forales de printemps et des législatives de 2008. Par ailleurs, un millier de personnes ont manifesté dimanche à Barcelone à l’initiative de la fondationErnst Lluch, ancien ministre socialiste tué par l’ETA, en défense de la paix et du dialogue "sans exclusions et sans violence". Des représentantes de la plateforme des femmes pour la paix Ahotsak avaient prix part à la marche.
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