Ligue 1 - Olympique Lyonnais
Bourse : là aussi les Lyonnais montrent la voie
Le président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, a lancé hier l’introduction en bourse de l’OL, une première dans l’hexagone pour un club sportif et une nouvelle étape dans son processus de développement, qui doit mener à la construction d’un grand stade. Intraitable sur le plan sportif avec ses cinq titres de champion d’affilée, le président lyonnais prend encore une longueur d’avance sur ses concurrents de L1. Déjà pionnier dans le domaine de la diversification - les activités périphériques de son club représentent 13% du chiffre d’affaires de la holding OL Groupe -, Jean-Michel Aulas compte ainsi lever près de 100 M d’euros grâce à cette opération. Elle devrait permettre de venir à bout en 2010 de son projet "d’OL land", un parc à thème regroupant, autour d’un complexe sportif et d’une enceinte de 60.000 places, des restaurants ou des boutiques et dont le coût devrait se situer entre 250 et 300 millions d'euros. La holding OL Groupe est la pierre angulaire du projet et regroupe une agence de voyage, une agence d’événementiel, deux restaurants, une brasserie, un salon de coiffure, plusieurs boutiques, une régie de publicité, un magazine et une chaîne de télévision, et de nombreuses franchises (OL Taxi, OL Conduite, OL Phone etc.).
Echec des homologues européens
"Cette opération va permettre au Groupe de disposer de ressources nouvelles pour accélérer sa croissance et poursuivre son développement maîtrisé sur une base diversifiée de revenus", a ainsi déclaré Jean-Michel Aulas. L’offre est ouverte entre 21 et 24,40 euros par action pour 3.686.993 actions, "pour un montant de 85 à 100 millions d’euros, soit 30 % du capital d’OL Groupe", a précisé M. Aulas. Le président lyonnais a longtemps ferraillé dur sur la question avec le ministre des Sports Jean-François Lamour avant de toucher au but. L’ancien double champion olympique de sabre, opposé à l’appel à l’épargne public, a dû s’incliner face à l’activisme d’Aulas et à l’insistance de Bruxelles, qui a sommé Paris d’autoriser l’entrée en bourse des clubs sportifs professionnels dans un avis rendu le 13 décembre 2005. Le 14 décembre 2006, le parlement adoptait la loi sur la participation ouvrant la voix à l’entrée en bourse des clubs. Malgré l’échec rencontré par ses homologues européens en bourse (clubs anglais et italiens), le président de l’OL a fait preuve d’un optimisme forcené et balayé les critiques.
Analystes partagés
"Dans d’autres secteurs comme l’informatique dans lequel je sévis depuis 25 ans, certaines entreprises n’avaient pas été performantes pendant des années et puis aujourd’hui les plus fortes capitalisations, les plus forts rendements viennent de ces sociétés-là, a-t-il répliqué. Nous avons non seulement bon espoir mais des certitudes sur l’avenir".
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