BIARRITZ
Didier Borotra veut lancer la ville de Biarritz dans une nouvelle dynamique sociale
·Après le rappel des nombreuses réalisations urbaines de la majorité, M. Borotra s’est posé en "chef d’orchestre" du social
La cérémonie des v¦ux du sénateur maire de Biarritz, Didier Borotra, hier dans l’enceinte du Casino municipal, s’est résumée à un bilan général des seize années passées à la tête de la municipalité, mais aussi à une première évocation de ce que devrait être le programme des prochaines élections municipales. Malgré la déclaration de M. Borotra en début de discours, "ce sont mes derniers v¦ux hors période de campagne électorale", le sénateur maire de Biarritz s’est déjà lancé dans la reconquête de son siège à la mairie de Biarritz.Tout d’abord, M. Borotra s’est félicité des diverses réalisations qui ont abouti lors de l’année 2006. Il a en partie été aidé pour cela par le "tout nouveau" directeur général des services de la mairie. Ce dernier a retracé l’histoire des dernières réalisations "très réussies", avec notamment l’aménagement du quartier des Rocailles "qui a nécessité un travail de 10 ans". Le directeur général a cru bon aussi de profiter de l’occasion pour faire part de son sens de l’humour, "il était un temps où l’on pouvait se présenter à des élections sans se faire battre par une femme", mais aussi pour fustiger notre société et la qualifier de "médiacratie" (société dans laquelle les médias font la loi) en prenant l’exemple du dénouement de l’affaire des SDF du canal Saint-Martin de Paris. Son allocution n’a d’ailleurs pas laissé indifférent M.Borotra qui, le regardant, lui adressa cette remarque, "j’ai apprécié votre humour teinté d’une connotation misogyne que je ne vous connaissais pas."
Concertation, partenariat, confiance
Le premier magistrat de la ville de Biarritz s’est ensuite penché sur les raisons du "succès des diverses réalisations biarrotes". "Plus de dix ans de réflexions qui ont permis ces réalisations. Une aventure possible grâce à la place faite à la concertation, grâce aux partenariats mis en place mais aussi grâce à la passion qui a entouré et accompagné la réalisation de ces projets," a-t-il dit. C’est sur ce dernier point que M.Borotra a souhaité se féliciter du "soutien sans faille de sa majorité".Rajoutant même à l’encontre de ses opposants, "ça fait quinze ans que l’on annonce toutes les semaines la rupture de notre union majoritaire, alors aujourd’hui je suis fier de cette confiance inébranlable." Des opposants que M. Borotra n’a pas hésité à qualifier de "pisse-vinaigre jamais contents, qui ne prononcent jamais ces petits mots : c’est réussi". Sur la "difficile" vie de maire face aux "attaques régulières", Monsieur le sénateur maire s’est interrogé à voix haute, "pourquoi un maire continue son travail alors qu’il est critiqué systématiquement ?" Une question à laquelle il allait lui-même donner une réponse, le faisant basculer du passé vers l’avenir, du maire établi au candidat pour les prochaines élections. "Ce sont toutes ces réussites qui nous font continuer. Ces réalisations auxquelles adhère la population. Mais le rôle de maire ne s’arrête pas là. S’il doit construire sa ville, il doit aussi construire une société humaine, où chacun trouve sa place" a-t-il dit.
Insertion sociale
Le travail futur de la municipalité biarrote sera donc social, car aujourd’hui les préoccupations de son premier magistrat vont vers "l’émergence d’une exclusion nouvelle qui touche les Biarrots après avoir touché les grandes villes. Il faut être vigilant face à cette situation". M. Didier Borotra devrait être alors selon ses dires, "le chef d’orchestre d’une meilleure insertion sociale et professionnelle des jeunes et des personnes en difficulté dans la ville". Pour cela trois points principaux au programme biarrot, la priorité à l’insertion des jeunes, la question du logement social et celle de l’emploi. Sur le deuxième aspect, M. Borotra a estimé "évident qu’il ne pouvait y avoir de lutte contre la pauvreté s’il n’y avait pas de logement social. Le logement est pour tous une question de dignité."
40% de résidences secondaires
Rappelons, comme nous en faisions l’écho dans le journal dernièrement, que Biarritz ne possède pas les 20% de logements sociaux imposés par la loi SRU. Pour illustrer l’ampleur du problème du logement à Biarritz, M. Borotra a mis en exergue deux exemples, "je trouve inacceptable de voir des personnes qui travaillent dormir dans leur voiture. Je m’interroge aussi sur le nombre de résidences secondaires dans la ville qui représentent aujourd’hui 40% des logements". C’est dans l’optique de résoudre en partie ce problème du logement que le sénateur maire a lancé son plan "Kleber", du nom d’un nouveau quartier où seront "construits pour 2010, 300 logements dont 200 à but locatif." Le reste des logements étant répartis à destination du secteur libre et de l’accession à la propriété. Ceci afin "d’assurer la mixité sociale du quartier". Dans ce "programme", une aide particulière devrait être apportée aux 320 associations biarrotes, sans qui "il est impossible de tisser le lien social dans la ville", pour M. Borotra.
Le financement de la halle d’Iraty
Au cours de cette cérémonie des v¦ux Monsieur Borotra n’a pas oublié les projets d’urbanisme en cours et futurs sur sa commune. Comme la halle d’Iraty, dont le financement inquiète M. Borotra. Il a par ailleurs interpellé M. le Sous-Préfet, présent lors de la cérémonie, à ce sujet, "il faut que vous nous aidiez à avoir la subvention FEDER qui nous avait été promise et qui est discutée en ce moment". M. le sénateur maire a rappelé l’importance de l’investissement pour que Biarritz garde son attractivité du 1er janvier au 31 décembre, et puisse lutter face à la concurrence des autres villes touristiques. Parmi les projets qui devraient renforcer l’image biarrote, la rénovation de la Côte des Basques et l’aménagement du quartier des halles "un pôle essentiel du commerce biarrot".M. Didier Borotra a par la suite conclu son discours en nuançant l’importance de ce qui avait été réalisé face au travail "social" qu’il reste à effectuer, "Il faut remettre les hommes en mouvement pour mettre la ville en mouvement." Tout un programme !
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