"Qu’on nous démontre que ce plan est absolument inéluctable", a lancé mercredi Martine Bisauta, responsable de la CFDT Santé. Depuis plusieurs semaines, une procédure de consultation du Comité d’entreprise est en cours au centre de soins et de rééducation des Embruns à Bidart. Un plan de réorganisation est en cours de définition dans l’établissement au déficit accumulé de 1,5 M€ où la menace de supprimer 16 emplois plane depuis le printemps dernier. Mercredi, une nouvelle réunion avait lieu entre représentants du comité d’entreprise et direction. "La direction veut redresser le centre grâce à trois axes. D’abord, la réorganisation des horaires de travail, avec notamment la disparition d’un poste d’infirmière de nuit et de postes de soignants. Ensuite, l’externalisation des services d’hôtellerie et de lingerie. Enfin, le licenciement sec de cinq agents hospitaliers", a résumé Martine Bisauta.
La CFDT a regretté de pas avoir de projet médical ni de document fiable permettant de définir les recettes escomptées par de nouvelles activités ou l’économie que permettrait l’externalisation. "La réorganisation qui est proposée n’est pas conforme aux accords sur la réduction du temps de travail", a aussi ajouté le syndicat. Enfin, la CFDT rappelle qu’il y a eu des départs naturels de personnels mais que la direction n’en tient pas compte.
"Nous voulons des projections et un prévisionnel sur le projet médical pour voir si les licenciements sont vraiment inéluctables. Nous ne sommes pas persuadés qu’il faille en passer par là", a souligné Martine Bisauta.
Elle a reconnu les avancées intervenues depuis le printemps dernier. "Le travail de l’équipe syndicale a été primordial. Nous sommes passés de 16 licenciements à une dizaine si l’on compte les départs naturels et le plan de la direction. Mais nous ne lâcherons pas le morceau tant que nous n’aurons pas les éléments quantitatifs, chiffrés et fiables pour démontrer que ces licenciements sont justifiés. Aujourd’hui, nous n’en avons pas la démonstration", a indiqué M. Bisauta.
Direction et CE doivent se rencontrer à nouveau dans quinze jours. La CFDT a demandé des précisions par écrit et souhaite des réponses pour lors.