De la grande musique sur le petit écran idéal
·Un EuroFipa d’honneur sera décerné à la maison de production Rhombus
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La question est d’actualité.La musique classique ne suscite plus l’engouement et ses défenseurs portent leurs regrets en direction du petit écran et du service public, comme pour y faire naître la flamme qui peut raviver les passions.A Biarritz, la mairie a décidé de supprimer les fêtes musicales et lors de l’ultime édition, en avril dernier, sa programmatrice, Micheline Banzet-Lawton, expliquait que les temps ne sont plus à "l’écoute" et que "la jeunesse va à l’image". Le président de Biarritz culture, Jakes Abeberry lui emboîtait le pas, en regrettant que la télévision ne diffuse pas suffisamment de grande musique. Certes.Mais à Biarritz, la télé idéale est l’affaire du Festival international des programmes audiovisuels, et justement, cette vingtième édition du Fipa, qui se tiendra du 23 au 28 janvier, se mêle de répondre aux adeptes de la grande musique.
Un EuroFipa d’honneur sera décerné à la maison de production Rhombus pour ses efforts en faveur du spectacle vivant, et sera prétexte à redécouvrir The Four Seasons, de Barbara Willis Sweete, d’après Les quatre saisons de Vivaldi.Une façon de souligner les besoins et les nécessités de la télé et de rendre hommage à une maison de production qui, en 27 ans, a consacré toute son énergie à ne réaliser que des films dédiés à la musique, collectionnant au passage de nombreux chefs-d'¦uvre. Le délégué général du FIPA, Pierre Henri Deleau, mène cette réflexion en partant d’un constat simple : "de plus en plus, malheureusement, dans les magasins de disques, on voit se réduire l’espace consacré à la musique classique ou au jazz. Comme si le public n’en avait plus que pour la variété. Difficile de trouver dans certaines villes autre chose que Le Boléro de Ravel, La petite musique de nuit, Casse noisette ou La Pastorale." Pour Pierre-Henri Deleau, comme pour Jakes Abeberry il y a quelques mois, "la télévision, et singulièrement la télévision publique, a donc un rôle capital à jouer : réinvestir le champ de la musique et la donner à voir et à écouter. Pour le plaisir de faire connaître le patrimoine mondial musical ou, tout simplement, pour le plaisir tout court." Dans cette foulée, la réalisatrice de The four seasons, Barbara Willis Sweete sera cette année jurée au Fipa.Quant à Rhombus Media, le label a acquis une notoriété internationale en produisant des programmes de spectacles vivants, des longs-métrages et des séries télévisées. Rhombus a reçu de nombreuses récompenses dans les plus prestigieux festivals internationaux, dont un Oscar de la bande originale pour The Red Violin, sept Emmy Awards, cinq nominations aux Grammys, deux Fipa d’or à Biarritz et des dizaines d’autres récompenses à Cannes, Berlin, Saint-Sébastien, Sydney, New York, San Francisco, Banff, Prague.
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