Le numéro deux du PSOE appelle à "l’autocritique"
·José Banco reconnaît des "problèmes de communication" avec l’ETA et le gouvernement annonce la présence du président au Parlement
Le numéro deux du PSOE, José Blanco, a avoué l’existence de "problèmes de communication" avec l’ETA et a appelé à une "autocritique" après l’attentat de l’ETA qui a contredit les prévisions optimistes lancées vendredi dernier, la veille de l’explosion, par le chef du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero."Il faut analyser le chemin parcouru et faire une autocritique sur ce en quoi nous avons échoué, et parvenir à un accord [avec les partis politiques] pour la nouvelle étape" qui s’ouvre, a déclaré José Blanco à la principale radio espagnole, Cadena Ser. Le numéro deux du parti socialiste espagnol a notamment estimé que le gouvernement avait été mal informé des intentions de l’organisation armée lors de la réunion secrète qui s’est tenue à la mi-décembre, et au cours de laquelle les représentants de l’ETA auraient garanti que leur cessez-le-feu durerait "au moins encore quelques mois". "Il est indubitable que l’information dont disposait le gouvernement ne correspondait pas à la volonté [réelle] de la bande terroriste ETA, et donc, il faut reconnaître qu’il y a pu avoir un problème de communication" entre l’exécutif et l’organisation armée, a-t-il dit.
Zapatero au Congrès
Par ailleurs, le gouvernement espagnol a fixé dans son calendrier la date de l’intervention du chef de l’exécutif au Congrès espagnol des députés où José Luis Rodriguez Zapatero doit s’expliquer sur la nouvelle donne créée par l’attentat de Barajas. Même si le jour n’a pas été précisé, la séance plénière parlementaire devrait avoir lieu dans la semaine du 15 janvier. Le chef du gouvernement doit faire une visite officielle au Japon du 16 au 18, "mais il pourrait écourter son voyage".La présence du leader socialiste au Congrès était une demande du chef de l’opposition conservatrice, Mariano Rajoy, qui avait exigé du chef de l’exécutif qu’il clarifie sa politique antiterroriste. Ce n’est pourtant certainement pas l’exigence du président du Parti Populaire qui a fait que Rodriguez Zapatero ait décidé d’intervenir au Congrès, mais la logique de son action politique. En effet, si le leader socialiste est rentré dans la démarche du processus de paix c’est après avoir protégé ses arrières en demandant des soutiens et en ayant un mandat parlementaire. Le processus se trouvant dans un état critique, c’est tout à fait logique que le président du gouvernement se présente devant les députés pour faire un point sur la situation. Cette intervention se fera après une série de contacts que doit avoir mardi et mercredi le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, avec chacun des chefs des groupes parlementaires, pour tenter de conclure de nouvelles "stratégies communes". M. Rodríguez Zapatero a tenu hier matin "pendant trois heures" une réunion restreinte avec plusieurs membres de son cabinet, centrée sur "la sécurité et la situation créée par l'attentat". La vice-présidente du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega, les ministres de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, et des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, ont participé à cette réunion. Le secrétaire d'Etat à la sécurité Antonio Camacho et le chef du Centre national d'intelligence (CNI), le principal service des renseignements espagnol, Alberto Saiz, étaient également présents.
LE Deuxième corps retrouvé
Les pompiers progressaient hier très lentement au milieu de décombres instables pour tenter d’extraire le corps du second Equatorien tué samedi dans l’attentat à la fourgonnette piégée de l’ETA. Le corps de Diego Armando Estacio a été localisé dans la nuit de jeudi à vendredi à l’intérieur de sa voiture
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