Gara: Latest news - Printed edition  |  Le Journal |  Documents
 
EUS | ES | FR | ENG
 » PRINTED EDITION
  - Index
  - Sujet à la une
- Basque Country
- Local
- Opinion
- Culture
- Sports
 » DOCUMENTS
 » Hemeroteka
Le JPB > L'opinion > Un coup d'oeil sur 2007-01-05
04-01-07 | Par François Musseau
Zapatero dans les cordes
·Libération

Depuis le "cessez-le-feu permanent" annoncé par l’ETA le 22 mars 2006, José Luis Zapatero avait fait de la fin du terrorisme basque sa priorité politique. Fort de sa baraka, il s’était engagé personnellement dans ce processus de paix pour toucher le rêve de tout Premier ministre espagnol : envoyer dans les oubliettes de l’Histoire l’organisation séparatiste armée et ses 38 ans d’attentats sanglants.

Du coup, l’attentat du 30 décembre à l’aéroport de Madrid (qui a sans doute fait deux morts), le premier depuis trois ans et demi, le brise net dans son élan. Que faire maintenant?La plupart des leaders politiques estiment que le processus de paix est cassé. "Liquidé, terminé, sans retour possible", affirme même le ministre de l’Intérieur Alfredo Rubalcaba.

Et Zapatero? Pour l’heure, il se montre prudent. Il se limite à dire que les pourparlers avec l’ETA, qui avaient commencé officiellement à la mi-décembre "dans un pays européen", sont "suspendus". Mais le Premier ministre, ne parle toujours pas de rupture définitive du dialogue avec les indépendantistes armés. Ce qui lui vaut les foudres des conservateurs du parti Populaire (PP), opposés depuis le début à toute négociation avec les terroristes.

Pour Mariano Rajoy, le chef de file de l’opposition, le leader du gouvernement "doit impérativement déclarer l’acte de décès du processus". Sous la pression générale, Zapatero, appelé à s’expliquer devant les députés la semaine prochaine, devra peut-être en arriver là, et reconnaître par là même son échec. Même si, dans le fond, il espère un prochain communiqué de l’ETA "regrettant" l’attentat et renonçant à la lutte armée de manière définitive.

Cette hypothèse étant très peu vraisemblable, le Premier ministre socialiste n’a désormais guère d’autre choix que de se rabibocher avec le Parti Populaire, avec qui les relations sont actuellement exécrables, pour former une sorte d’union sacrée contre le terrorisme. La tâche est des plus ardues, puisque les conservateurs comptent utiliser la question basque comme argument électoral pour les municipales et régionales du mois de mai.

Plus difficile encore est la situation des dirigeants de Batasuna, le bras politique de l’ETA, qui rêvaient d’être légalisés et de participer au scrutin: l’attentat du 30 décembre les condamne pour un bout de temps à la marginalité et la clandestinité.


 
Print
 
...More news
Pays Basque
Segi s’élève contre la politique du logement pénalisant les jeunes
Pays Basque
B. Aguerre devant la grille de Lur Berri
Pays Basque
Zapatero laisse une porte ouverte au dialogue
Culture
2007, l’odyssée de l’espèce aux Chimères
Sports
Robin dans le peloton de tête de tous les classements
Sports
Rattraper le faux pas de Toulouse
Sujet à la une
Une ligne électrique met sous haute tension les élus souletins
  © 2006 Baigura | Contact | About us | Advertise