Segi s’élève contre la politique du logement pénalisant les jeunes
Session de choc. Deux jeunes gens tapaient contre un mur à coups de masse tandis que deux autres attaquaient la txalaparta devant un public d’une vingtaine de militants de Segi. C’était hier à 16 heures au n°5 rue Pontrique au petit-Bayonne, au pas de l’immeuble faisant l’angle de la rue des Tonneliers. Une fois franchie la porte murée de parpaings, les militants ont déroulé des fenêtres du second deux calicots explicitant la révolte : "284 283 maisons vides en Euskal Herria". Leur souhait, relayé par de nombreuses formations politiques de gauche : faire en sorte que les jeunes Basques puissent "apprendre, travailler et vivre librement au Pays Basque".
Car les logements y manquent terriblement. Soit qu’ils sont inabordables, d’où les nombreuses actions passées dénonçant le rôle des agences immobilières quant aux tarifs exorbitants. Soit qu’ils sont inutilisés, comme ici à Bayonne. Pour le Labourd, le collectif des jeunes de la gauche abertzale a ainsi répertorié une quarantaine de logements vacants, qu’ils ont marqués d’une inscription orange.
Ils dénoncent ainsi une politique du logement qu’ils réprouvent aussi bien pour la France que pour l’Espagne, Etats qui sont pour eux loin de prendre le problème à bras-le-corps. Le communiqué de Segi proteste conte une politique de "désertification et de touristification" du pays, en référence notamment aux logements secondaires, vides une bonne partie de l’année.
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