Uda Leku presse Hendaye pour qu´un local durable soit aménagé
·Le centre de loisirs a besoin d’un local d’où il n’aurait pas à déménager chaque semaine
Malgré les vacances scolaires, la cour de l’ikastola d’Hendaye résonne des cris des enfants. En effet, quand il n’y a pas école, l’établissement est investi par Uda Leku qui en fait son centre de loisirs. Mais la coexistence des deux fonctions ne facilite pas la tâche et Uda Leku presse donc les élus hendayais de mettre en ¦uvre une solution durable comme le maire de la ville s’y était engagé.Depuis le mois de mai dernier, le centre de loisirs bascophone est également ouvert les mercredis, en plus des vacances scolaires. Ce qui conduit les animateurs à répéter le même scénario tous les mercredis matin puis tous les mercredis soir. Ils transforment en effet les salles de cours en salles de loisirs puis au bout de quelques heures leur rendent leur fonction d’origine. "Il n’est pas possible de continuer ainsi", a commenté Ttitto Aguerre, l’un des responsables d’Uda Leku. "Les salles de l’ikastola ne devaient être qu’une solution transitoire. Le maire s’était en effet engagé à nous installer définitivement à l’ancienne école de Béhobie, aujourd’hui disponible", a-t-il rappelé. "Les élus ne se rendent pas compte de ce que représente le fait d’aménager et de déménager ces salles chaque semaine", a estimé Uda Leku. Si l’installation à Béhobie prend autant de temps, c’est sans doute parce que des travaux de rénovation doivent être réalisés mais surtout parce que les candidats prêts à payer la facture ne se bousculent pas. L’ancienne école de Béhobie dépend en effet du syndicat intercommunal ce qui peut donner à la municipalité hendayaise un argument pour ne pas presser le pas. "La question est de savoir qui doit effectuer et payer ces travaux. De notre côté, nous avons proposé de participer partiellement à leur financement", a précisé Ttitto Aguerre. A ce jour, l’ancienne école est en partie utilisée par un groupe de danse. Un usage polyvalent n’est pas écarté par Uda Leku, au contraire. "Ce lieu pourrait être utilisé par d’autres associations. Bien des choses sont compatibles si on se donne les moyens de planifier cette utilisation", estime le centre de loisirs. Le centre de loisirs bascophone d’Hendaye accueille environ 120 enfants, ce qui correspond à 2300 journées de présence. Un chiffre en augmentation de 170% depuis deux ans. En plus d’offrir des loisirs en euskara à un public venu en majorité des écoles bilingues, le centre d’Uda Leku "remplit une fonction sociale" selon ses responsables. En effet, les autres centres de loisirs de la ville ne pouvaient faire face à la demande. Comme à Hendaye, le centre de Bayonne, qui accueille 140 enfants, a aussi besoin de locaux adaptés en lieu et place des actuels préfabriqués désuets. Une demande pour l’instant sans réponse a été faite à la mairie.
L’ouverture de nouveaux centres en vue
Le partenariat signé entre Uda Leku et l’Office Public de la Langue basque devrait aider à la création de nouveaux centres de loisirs en plus des deux actuels implantés à Bayonne et Hendaye. Le schéma de développement d’Uda Leku a pour perspective l’ouverture d’une douzaine de centres à moyen terme. Biarritz, Anglet, Urrugne, St-Jean-de-Luz, Ustaritz, Cambo Garazi, Hasparren, St-Pée-sur-Nivelle, Ossès-Arrossa, Oztibarre, Amikuze et la Soule font partie des prévisions. "La priorité est le développement de l’accueil en euskara pas forcément celui du nombre de centres d’Uda Leku", précise l’association. Sur chaque territoire, les mairies peuvent décider avec le partenariat d’Uda Leku ou non, d’ouvrir un centre de loisirs en langue basque. Ils peuvent aussi ajouter une antenne bascophone à un centre déjà ouvert ou enfin, comme à Hendaye et Bayonne, solliciter l’association via une convention. Une enquête est en cours pour quantifier la demande sur chaque zone. Uda Leku va réunir les réponses pour le mois de mars.
|