Eugénie à Biarritz pour un réveillon d’Opérette
·Une nouvelle production de Violette impériale sera présentée à Biarritz
En parlant de tradition d’opérette, il en est une qui s’instaure, mine de rien, dans le calendrier des festivités de Biarritz.A la Gare du Midi l’an passé, le réveillon du 31 décembre semblait surgir du fond des âges avec Le chanteur de Mexico, célèbre opérette du temps de la splendeur de Francis Lopez, Basque né à Montbéliard par inadvertance et tombé dans ce sous-genre musical par un funeste hasard.
C’est encore lui qui écrivit la musique de l’opérette Violette impériale dans sa version cinématographique, au sortir de la guerre où il fit ses premières gammes aux côtés des gloires de cette époque trouble et collaborationniste.Une opérette en deux actes et 17 tableaux, constamment reprise depuis 60 ans, et dont une nouvelle production, mise en scène par Jean-Marc Biskup, sera présentée dimanche soir (20h) à la Gare du Midi de Biarritz. Une saveur particulière dans la cité impériale, si l’on songe que Violette impériale était, toujours dans le film qui l’a popularisée, interprétée par le célèbre ténor irundar Luis Mariano, et surtout parce que l’intrigue de l’opérette se situe dans l’entourage rapproché de l’Impératrice Eugénie et dans la cour de Napoléon III, dont on connaît les passions balnéaires. Un retour, pour ainsi dire, sur les lieux du crime, lorsque, justement, il est question d’assassiner cette pauvre Eugénie.Heureusement, la petite marchande de violettes veille au grain et comme nous sommes à l’opéra, elle préférera se sacrifier à la place de sa souveraine plutôt que d’appeler la garde.Comme toujours dans ce genre aujourd’hui tombé en désuétude, l’intrigue n’est qu’un prétexte pour enchaîner les morceaux chantés. La preuve, on se rappelle encore dans certaines beuveries ou sous certaines douches bien famées, des compositions de Vincent Scotto comme Ce soir mon amour, Si tu voyais, La valse des violettes et Qui veut mon bouquet de violettes.Bref, comme disait le vaillant Luis Mariano dans le film dont s’inspire également cette production, "L’amour est un bouquet de violettes, Ce soir, cueillons cueillons ces fleurettes, Car au fond de mon âme Il n’est qu’une femme, C’est toi qui seras toujours, Mon seul amour". Impitoyable refrain qui reste à l’esprit plus sûrement que l’opérette ne résiste au temps.
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