30 décembre 1907 il y a 100 ans :
Biarritz ; alerte ! :
Nous sommes encore à quatre mois des élections municipales et déjà les envoyés des châteaux et des sacristies, les mercenaires du parti libéral, se répandent dans les quartiers pour colporter leurs mensonges habituels contre la municipalité en exercice. La presse réactionnaire elle-même est déjà entrée en campagne et, ces jours derniers, une feuille bayonnaise, qui avait l'habitude d'observer la neutralité en période électorale, chargeait à fond, avec une violence inouïe, contre l'administration républicaine.La lutte est donc engagée. Unis dans la peur de la démocratie et la haine du progrès, soldats du trône et de l'autel, partisans déclarés ou hypocrites d'une politique sans élan et sans entrailles, préparent avec le secours de renforts extérieurs, la ruine de notre vaillante cité, qui passe à juste titre pour la citadelle républicaine du département. Démocrates biarrots, serrons nos rangs ! Nous n'avons pour nous combattre qu'un parti bâtard, sans unité, sans doctrine, un parti d'aristocrates bourgeois et égoïstes qui se déclarent les défenseurs de la démocratie et la poignardent par-derrière, qui ressassent qu'on ne fait rien et qui s'opposent à ce que quelque chose soit accompli, qui se disent les amis de l'ordre et fomentent des troubles. Si les soldats de la grande armée républicaine, animés par leur foi démocratique, leurs aspirations vers le progrès, l'amour de leur ville et de leurs concitoyens, s'opposent d'un bloc à cette horde, la victoire est certaine.
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