Gara: Latest news - Printed edition  |  Le Journal |  Documents
 
EUS | ES | FR | ENG
 » PRINTED EDITION
  - Index
  - Sujet à la une
- Basque Country
- Local
- Opinion
- Culture
- Sports
 » DOCUMENTS
 » Hemeroteka
Le JPB > Sujet à la une 2006-12-01
Bayonne-Biarritz : la comptabilité passe d’abord
·Le derby (20h30, Jean Dauger) arrive à point nommé. Après deux bonnes séries

Qu’on le veuille ou pas, un derby reste un derby. Inévitablement, rares sont les personnes qui ont échappé d’une manière ou d’une autre aux aléas d’un Bayonne-Biarritz toujours aussi croustillant dans le monde de l’Ovalie. À quelques jours du jour J (ce soir 20h30 à Jean Dauger), les présidents des deux clubs se sont d’ailleurs chargés de faire chauffer l’ambiance. La récurrente dispute des entrées est effectivement devenue une habitude depuis que les bleu et blanc ont rejoint l’élite du rugby. Et si les supporteurs sont au parfum du caractère exceptionnel de ce match, les joueurs n’ont pas échappé à la règle. Il n’y a qu’à voir le nombre de curieux qui se sont approchés le long de la main courante cette semaine, que ce soit à Bayonne comme à Biarritz. Sans compter la foule de journalistes présents aux entraînements. Un signe qui ne trompe pas : la tribune presse de Jean Dauger affichera plus que complet à partir de 20h30. Voilà pour le côté derby.

Car en plus d’un match pas comme les autres, d’une rencontre où les deux principaux clubs du Pays Basque se retrouvent face à face, il y a la partie sportive et comptable qui, somme toute, est le principal objectif des deux staffs. Et là aussi, personne ne veut lâcher le morceau. En clair, il sera question de deux choses ce soir à Jean Dauger : de suprématie, et des 5 points mis en jeu.

Des points dont l’Aviron Bayonnais a impérativement besoin, malgré un mois de novembre précieux dans les calculs de Péméja et Beltran. Certes, Bayonne s’est relancé. Trois victoires d’affilée ont ressuscité un groupe plongé dans le plus grand des doutes depuis le début de la saison, et pourtant l’Aviron reste encore et toujours dernier de la classe. Et quand on demande à Xavier Péméja comment s’est passée la semaine sur les bords de Nive, il sourit. "Elle s’est bien passée" répond-il, sachant pertinemment que c’est comment elle se terminera qui compte. Car le coach bayonnais garde les pieds sur terre : "On a gagné trois rencontres consécutives, d’accord, mais ce n’est pas suffisant. Nous sommes toujours derniers, ce qui rend la rencontre de demain (ce soir) encore plus importante. Si on pouvait prendre quatre points, ce serait très bien pour notre course au maintien".

En revanche, Péméja connaît sur le bout des doigts la valeur de l’adversaire du jour, à tel point de savoir ce qu’il faut faire face aux champions de France : "et ce qu’il faut faire pour prendre 50 points aussi" rajoute-t-il, et, faisant référence au match aller (54-3) "on l’a déjà fait". "On sait quel comportement il ne faut pas avoir. Si on laisse faire le BO, il est meilleur que l’Aviron Bayonnais, collectivement et individuellement. Par contre, si on est vraiment dans le combat comme l’an dernier quand on a gagné, qu’on les fait douter... ils sont plus en difficulté. Comme toutes les équipes de rugby".

"Les Bayonnais reviennent bien"

Concernant l’effectif, après le forfait de dernière minute de l’Argentin Nunez Piossek, le staff bayonnais alignera à quelques changements près l’équipe qui a bien tourné en Novembre. Pez arrive en renfort à l’ouverture, mais les petites modifications concernent les gros. En effet, exit les "locaux" Héguy et Iginiz, c’est Hill qui débutera la rencontre entouré de Coetzee et Tomuli.

Côté Biarrots, l’équipe se présentera à Jean Dauger avec la ferme intention de continuer le travail entamé dès le mois d’octobre. Comme d’habitude, Biarritz suit une lente mais sûre montée en puissance pour arriver au printemps avec tous les fronts ouverts et les objectifs plus que jamais d’actualité. Pas question pour autant de tomber dans les mêmes travers du passé lorsque les hommes de Delmas et Lagisquet s’étaient laissé prendre au piège des voisins : "Les Bayonnais sont en confiance", se méfie donc le Garaztar Imanol Hariñordoquy. "Ils reviennent bien, se basent sur ce qu’ils savent faire, notamment devant. Ils sont plus lucides, concrétisent mieux leurs temps forts".

Yachvili et Traille sur le banc

La bonne nouvelle pour les rouge et blanc est quand même le retour des internationaux. Même si Delmas et Lagisquet jouent la carte de la prudence avec Yachvili et Traille sur le banc, les Bleu seront quand même de la partie pour venir en renfort si besoin. Pour le reste, et en attendant une grande bagarre devant, le BO proposera une ligne d’avants constituée de Balan, August, Lecouls. Du lourd. Du très lourd.

Les Bayonnais essayeront donc de placer la rencontre dans les paramètres si particuliers des derbys pour essayer de gommer les écarts existants entre les deux formations. "Le derby ne réduit pas les écarts parce qu’ils sont trop importants" précise toutefois l’entraîneur des bleu et blanc. "L’Aviron, peut réduire les écarts avec n’importe quelle équipe du Top 14. La différence avec Biarritz, c’est l’incroyable pression qu’exerce le public".

Malgré tout, Péméja reste quand même un fan de ces derbys qu’il qualifie d’uniques : "C’est un événement. Pas uniquement pour le Pays Basque, mais au niveau de tout le championnat. Je sais que les Bayonne-Biarritz on en parle toute l’année. C’est le seul moment de tout le championnat où le clocher existe. Cet esprit a disparu, il n’existe qu’à ce moment-là. Il faut que les étrangers, et il y en a beaucoup des deux côtés, se rendent compte qu’aujourd’hui, c’est l’honneur des supporteurs bayonnais qu’ils défendent. Il faut tout donner, de façon que même si on perd, le supporteur n’ait pas l’impression qu’il va se faire chambrer toute l’année.

Aviron Bayonnais :

Coetzee, Hill, Tomuli ; Tewhata, Linde ; Massabeau, Baget, Deen; Tilloles, Pez ; Audrin, Dourthe ; Lhandes, Gerber ; Thierry.

Remplaçants :

Usandisaga, Laurent, Lopresti, Bergez, Davies, S. Iñigo, Hegarty.

Biarritz Olympique :

Balan, August (c.), Lecouls ; Hall, Couzinet ; Betsen, Hariñordoquy, Lièvremont ; Dupuy, Peyrelongue ; Cabannes, Bosch ; Bidabé, Bobo ; Brusque.

Remplaçants :

Noirot, Lealamanua, Wessels, Carpentierk Malonga, Yachvili, Traille.



"Adriaña Karembleu" cherche socio bayonnais
Histoires de derbys. Que personne ne s’étonne en croisant cet après-midi dans les alentours des Halles de Bayonne "Adriaña Karembleu". Elles cherchent (parce qu’il y en aura plusieurs) des adhérents pour grossir l’effectif du "Club de Socios" de l’Aviron Bayonnais, créé en début de saison. En effet, dans le cadre de leur formation, six étudiants de l’IUP Management du Sport se "déguiseront en filles" pour interpeller les passants et leur "expliquer le projet, les convaincre de devenir adhérents du club des socios ou tout simplement faire la promotion de l’initiative" qui avait démarré avec un puzzle géant en début de saison. Une action qui rentre bien évidemment dans le cadre des "festivités qui entourent un derby Bayonne-Biarritz" lâche Guillaume, un des protagonistes, "ça vient en plus de tout ce qui va se préparer en avant-match. Ça fait partie de notre mission, mais on a souhaité le faire de façon humoristique".

Julien, Eric, Guillaume, Mickaël, Guillaume et Jérémy se posteront en plus dans les deux sorties de Jean-Dauger, après la rencontre, "pour rattraper les personnes que l’on aurait oubliées au centre-ville", en leur rappelant que l’on peut également adhérer par internet au www.bayonnerugby.fr.



Pérec pour le coup d’envoi sous le regard attentif de Pottoka et Olentzero
À moment exceptionnel, invitée exceptionnelle. C’est Marie-José Pérec qui donnera le coup d’envoi de la rencontre sous l’ovation que l’on devine à 20h30. Et le tout, sous le regard attentif de Pottoka qui, à l’approche de Noël, pourrait bien être rejoint par Olentzero, compagnon traditionnel de ses itinéraires dans les montagnes. Un pottok plus que jamais au charbon !

Pour le reste, les festivités officielles débuteront à 17 heures avec une promenade à calèche de Pottoka dans le c¦ur de Bayonne. Le pottok n’est pas un cheval de course. Il apprécie les arrêts, il franchit les obstacles pour s’offrir une dernière ligne droite sur les bords de Nive jusqu’aux halles où se déroulera le Kant AB Kantuz version Haiz Egoa.

Jean Dauger ouvrira ses portes à 18 heures pour tous ceux qui veulent éviter la cohue et surtout ne rien perdre des animations prévues sur la pelouse. La grande fête musicale débutera vraiment à 19 heures 45 au stade. Les artistes qui, depuis des mois, se succèdent à Jean Dauger avant les matches, ont accepté de faire ch¦ur ou d’improviser des duos, voire des trios, tous inspirés des chants incontournables. Rencontres inédites en perspective entre Naia et Gorka Robles, Anne Etchegoyen, Mixu de Sustraia, Maialen Errotabehere, le duo Sorhouet et Etcheverry, Marc Lartigau, ainsi que la chorale Aizkoa.

À 5 minutes du coup d’envoi, tous les chanteurs se rassembleront sur la pelouse pour un monumental Vino Griego qui sera repris par les 15 000 spectateurs, qu'ils soient bleus, qu'ils soient rouges. Un message flamboyant de ce que reste le rugby en Pays Basque !


 
Print
 
...More news
Sujet à la une
Bayonne-Biarritz : la comptabilité passe d’abord
Pays Basque
Manifestation pour la libération de six détenus atteints de maladies graves
Pays Basque
"L’intercommunalité, une institution à sang froid"
Pays Basque
Leia Navarre : "le projet de transnavarraise est le même qu’au premier jour"
Culture
Monty Alexander trio retrouve le mythe
Sports
Osasuna y croit plus que jamais
Pays Basque
Madrid affirme avoir "décapité" "l’appareil logistique de l’ETA"
  © 2006 Baigura | Contact | About us | Advertise