Zapatero : la volonté d’abandon des armes de l’ETA doit être confirmée
·Face aux pressions du PP, le PSOE contre-attaque avec une vidéo sur la trêve de 1998
Alors que durant la manifestation de l’AVT le chef du Parti Populaire, Mariano Rajoy, accusait le chef du gouvernement espagnol de vouloir "contenter les terroristes" plutôt que "l’immense majorité des Espagnols", José Luis Rodriguez Zapatero a tenté d’apaiser la pression affirmant que "la volonté de l’ETA d’abandonner les armes" demandait à être confirmée. Il faisait référence au récent vol d’armes près de Nîmes attribué à l’ETA par la police française. Interrogé sur les "conséquences" de ce vol de 350 armes le 23 octobre, M. Zapatero a confirmé les propos de la veille de la vice-présidente du gouvernement, Maria Terese Fernandez de la Vega, selon qui cette opération était un "acte de violence" qui empêchait au moins temporairement toute avancée dans le processus de négociations avec l’organisation basque. Le leader socialiste a toutefois réaffirmé sa volonté de "continuer à travailler" pour la paix, rappelant que l’organisation armée basque n’avait plus commis d’attentat mortel depuis plus de trois ans : "1275 jours", a-t-il précisé.
La gestion de la trêve de 1998
Et alors que M. Zapatero critiquait l’opposition systématique à tout dialogue avec l’ETA du PP, son parti, le PSOE, a diffusé une vidéo rappelant la gestion que la formation de droite avait menée alors qu’elle gouvernait l’Etat espagnol pendant la trêve décrétée par l’ETA en 1998. Le documentaire énumère les gestes d’apaisement réalisés par l’ancien chef de l’exécutif, José María Aznar, dont le rapprochement des prisonniers. Des gestes que le gouvernement socialiste se vante de n’avoir encore pas fait.
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