Entrevue d’Abertzaleen Batasuna avec Borloo
La visite du ministre du Logement, de la Cohésion sociale et de l’Emploi ne sera pas passée inaperçue. Qualifiée d’opération "politico-médiatique organisée par le député maire Jean Grenet", Abertzaleen Batasuna a néanmoins profité de la venue de Jean-Louis Borloo pour "l’interpeller directement". Ce qui fut fait vendredi en présence de Jean Grenet alors que ce dernier "avait pourtant précédemment et dans le cadre de cette campagne [sur le logement d’AB], refusé de nous recevoir" tient à préciser le parti abertzale.
AB a abordé trois points avec le ministre: "la situation gravissime que vivent les habitants et les habitantes, en matière de logements; les déséquilibres sociaux qu’elle engendre; l’exaspération très vive qu’elle suscite qui pourrait à moyen terme dégénérer".
Dans le compte-rendu qu’en fait AB, J.-L.Borloo a convenu que "sur le terrain les collectivités territoriales peuvent et doivent désormais accélérer les dispositions de leur ressort, notamment l’Établissement public foncier local au sujet duquel AB a fait part de son scepticisme et de son impatience". Les abertzale ont profité de l’occasion pour réclamer, comme en janvier 2006 au Préfet, deux propositions législatives: la création d’une taxe d’inhabitation pesant sur les logements vacants, et d’une autre permettant de peser fiscalement sur les résidences secondaires. "Après une discussion sur les modalités techniques de ces propositions, Jean-Louis Borloo a accepté de fournir une réponse écrite dans les plus brefs délais".
Pour AB, il était "important de rappeler à un ministre qu’il n’était pas dans une quelconque sous-préfecture de province mais bien au Pays Basque".
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