L’ETA serait l’auteur d’un vol de 200 armes dans le Gard
Le parquet antiterroriste de Paris s’est saisi de l’affaire du vol de quelque 200 armes de poing dans une petite fabrique d’armes de Vauvert, dans le Gard, à une vingtaine de kilomètres au sud de Nîmes, a annoncé hier le procureur de la République Nîmois. Selon Robert Gelli, la piste de l’organisation armée basque ETA est "privilégiée"."Le mode opératoire, la présence d’une femme dans le commando, des accents espagnols, la nature des objets dérobés et le fait qu’il y a déjà eu des opérations similaires en France, permet de privilégier la piste terroriste et plus particulièrement celle de l’ETA", a déclaré le procureur Robert Gelli, au cours d’une conférence de presse. Selon les agences de presse espagnoles, les menottes utilisées pour immobiliser la gérante de l’armurerie avaient été volées à deux gendarmes en mars dernier par un commando de l’ETA dans le département du Lot. La division nationale antiterroriste de la police est chargée de l’enquête.
200 pistolets
Lundi vers 20h, trois personnes cagoulées, deux hommes et une femme, se sont présentées dans l’entreprise Sidam qui fabrique et vend des armes de poing (357 Magnum, pistolet 9 mm entre autres) et des pièces détachées. Ils ont annoncé à la gérante avoir enlevé sa fille de 30 ans et ses deux petits-enfants de 7 ans et 9 mois à leur domicile, précisant qu’ils seraient libérés mardi matin, si tout se passait bien. La gérante leur a ouvert les locaux de l’entreprise et les trois hommes ont fait main basse sur 200 armes de poing et pièces d’armes (barillets, canons...), avant de prendre la fuite.La femme et ses deux enfants ont été libérés hier matin à Calvisson (Gard), et ont indiqué "ne pas avoir subi de violence", a précisé M. Gelli.
|