Le Parlement européen soutiendra le processus
·Accord socialistes-libéraux-ALE sur le processus de paix basque
Désormais, on peut espérer un soutien formel du Parlement européen au processus de paix basque : les socialistes, les libéraux, la gauche européenne et l’Alliance Libre Européenne à laquelle appartiennent les Verts étant tombés d’accord sur un texte qui sera présenté le 25 octobre à l’hémicycle de Strasbourg. Ces groupes, majoritaires au Parlement européen, obtiendraient 373 votes contre 264 du PPeuropéen, 67 de l’extrême droite et 28 du groupe Indépendance-Démocratie formé entre autres par les euro-sceptiques britanniques, au total 359 sièges. Le PP espagnol, qui dénonce "un geste en faveur de Batasuna", s’est montré divisé. Alors que le député européen M. Vidal Quadras a lancé un appel aux socialistes afin de rédiger un texte de consensus, à Madrid l’exécutif a affirmé que le Parti Populaire Européen rejettera la motion. Ils espèrent que certains députés européens socialistes voteront contre, notamment les Français, entre autres raisons "parce qu’ils peuvent se retrouver avec un Québec sur leur territoire" en référence au Pays Basque nord. Par ailleurs, Batasuna a demandé lors d’une conférence de presse à Bruxelles un soutien des députés européens au processus de paix basque. "Une prise de position ferme du Parlement européen peut aider ce processus de paix à aller de l’avant", affirme Joseba Alvarez, responsable international du parti de la gauche abertzale. Dans une lettre ouverte adressée aux eurodéputés, Batasuna estime que "ni nous ni vous ni personne d’autre ne peut gâcher cette réelle opportunité de résoudre l’un des conflits les plus importants au sein de l’Union européenne. Si cela a été possible pour l’Irlande, ce sera possible pour le Pays Basque". Par ailleurs, la délégation que la Table pour l’accord va envoyer à Strasbourg a été présentée hier à Donostia. Des représentants de Batasuna, EA, Aralar, du Parti socialiste français, des Verts, d’EHAK, et des syndicats ELA, LAB et Hiru vont assister au débat. Selon le conseiller régional Itsasuar Jean Lissar, "c’est une bonne occasion pour que le conflit sorte du ghetto".
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