Appels à manifester en soutien de Filipe Bidart
Le rejet mardi de la demande de libération conditionnelle de Filipe Bidart a provoqué des réactions de soutien au militant basque incarcéré depuis 1988, ainsi que des appels à manifester samedi à 17h à Bayonne (depuis la place de la mairie). Entre autres, la section Pays Basque de la LCR estime que le refus du Tribunal d’application des peines de Paris, "véritable juridiction d’exception", apparaît "clairement" comme "une discrimination d’ordre politique, comme un acharnement répressif. C’est inacceptable et plus que jamais la mobilisation massive en soutien à Filipe Bidart s’impose".Abertzaleen Batasuna a souligné pour sa part que la décision du tribunal est "plutôt guidée par une volonté politique". AB estime que le militant baigorriar est victime du contexte politique actuel marqué par les présidentielles et par le processus de paix. "Ce refus semble refléter la volonté de la France de ne rien changer à son attitude relative à la question basque, alors que des efforts considérables ont été accomplis par tous les autres acteurs de ce conflit en vue de sa résolution démocratique et pacifique". Batasuna a pour sa part regretté que "la justice française soit toujours sous les ordres du gouvernement". Le parti de la gauche abertzale souligne qu’il n’y a pas de justice pour les Basques, "encore moins pour les militants incarcérés dont les droits sont sans cesse bafoués". Sur la même longueur d’ondes, Eusko Alkartasuna appelle "tous les démocrates épris de justice" à aller manifester samedi afin de "dire avec fermeté mais aussi dignité que maintenir durant tant d’années un prisonnier libérable normalement depuis deux ans n’est pas digne de la justice humaine". EA estime que beaucoup "d’acteurs sociaux, culturels et politiques de ce pays ne comprennent absolument pas les raisons qu’avance la justice".
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