Environ 70 personnes se sont réunies hier matin à Bayonne, devant le siège de la direction régionale d’EDF. Les salariés étaient présents, ainsi que des délégués syndicaux FO et CGT, pour aborder le délicat sujet de la fermeture des sites d’accueil de Mauléon, Saint-Jean-Pied-de-Port mais également d’Orthez, et prochainement de Mont-de-Marsan, et pour évoquer le futur statut des salariés sous la privatisation.Des élus étaient attendus au rassemblement, mais aucun n’était présent.
Après une demande de concertation avec le directeur local M. Barnier, et devant son absence, salariés et délégués ont décidé de monter devant les bureaux de la direction pour en discuter.
A l’arrivée du directeur, les questions fusent, et le ton monte vite. A la question d’un salarié comment fera-t-on pour gérer les demandes de la clientèle sans site d’accueil ? le directeur de répondre : "les réunions ne se font pas devant les ascenseurs", et de souligner également qu’il ne fait "qu’appliquer les lois".
La discussion a coupé court devant le mécontentement général, et M. Barnier s’est retiré.
L’après-midi les salariés se sont déplacés vers la sous-préfecture. Il a été remarqué qu’à partir du 24 octobre les factures d’électricité et de gaz seront définitivement dissociées, contrairement aux souhaits de la majorité des syndicats à l’exception de la CFDT.
Hier soir aucune assurance n’était donnée aux salariés pour une éventuelle réouverture des sites ruraux. "Les usagers souletins et bas-navarrais seront accueillis par un ordinateur à boîte vocale situé à Agen" regrettait un des employés.