Retour enchanteur de Géorgie
Fatigués mais heureux, les ambassadeurs du chant basque en Géorgie à leur arrivée à la gare de Bayonne.Les chanteuses Maddi Oihenart, Céline Mounole et Kattalin Indaburu, le guitariste Philippe Albor et le président de l’Institut culturel basque, Pantxoa Etchegoin, participaient il y a peu, au Symposium international des polyphonies géorgiennes à Tbilissi et ont donné plusieurs concerts en Géorgie. De quoi concrétiser les liens déjà tissés au Pays Basque avec des artistes géorgiens, et désormais aller au-delà.Pantxoa Etchegoin parle déjà de poursuivre cette fraternité musicale, avec un peuple "très proche, même si l’histoire nous sépare"."Ils on su garder leur culture vivante et en sont très fiers" clament à l’unisson nos ambassadeurs basques, enchantés de cette rencontre.Les plus heureuses sont sans doute nos trois chanteuses, qui, au fil des concerts donnés dans le pays, ont pu remarquer qu’en Géorgie, "tout le monde est initié au chant".Elles ont tout de même réussi à impressionner leur auditoire pointu en chantant en géorgien.Plus largement, chacun a eu loisir de goûter des ambiances chaleureuses si bien comprises au Pays Basque.Là-bas, la gastronomie s’accorde à la culture, et "l’art de la table va avec le chant" indique Pantxoa Etchegoin.Forcément, cela évoque les tablées d’ici, même si le groupe semble avoir trouvé un peu trop copieuses celles de Géorgie, avec un "maître du chant" pour lancer les morceaux et faire basculer les verres.Pour les Géorgiens, la connivence est claire et vient de racines communes entre les deux peuples.Pour le reste, Maddi Oihenart, Céline Mounole et Kattalin Indaburu, Philippe Albor présenteront leurs propres répertoires (traditionnel basque, créations) ainsi que quelques pièces géorgiennes nées de cette rencontre, ce dimanche au château d’Abbadia à Hendaye. (Lire page 13).
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