Batera dénonce le mépris des parlementaires du Pays Basque nord
Avec plus de 19 000 signatures, les 10% des inscrits du Pays Basque nord, soit 21 000 pétitions, sont à portée de main de Batera, qui fera le point de la campagne samedi prochain à Espelette.
Certes, les 46 000 signatures n’ont pas été obtenues, notamment à cause de la défaillance de la campagne du côté béarnais, mais Panpi Dirassar et André Darraidou ont souligné qu’au final ce seront plus de 20 000 personnes qui appuieront la demande d’un référendum en Pays Basque nord. Pour André Darraidou, le gouvernement, ainsi que les parlementaires du Pays Basque (MM. Borotra, Grenet, Poulou et Mme Jarraud) ne pourront pas éternellement garder une attitude de "mépris" face à cette demande démocratique, portée par 64% des maires du Labourd, Basse Navarre et de Soule, une part importante de ses habitants ainsi que par une plateforme regroupant toutes les sensibilités politiques.
Pour sa part, Panpi Dirassar a estimé que ce sont ceux-là mêmes qui bloquent cette consultation qui font les premiers le lien entre département Pays Basque et conflit en Pays Basque. "On parle de plus en plus de la résolution du conflit en Pays Basque. Comment vouloir résoudre un conflit de cette nature, si l’on n’est même pas capable d’admettre une simple consultation sur une question aussi minimale que la création d’un département Pays Basque?" s’est-il interrogé.
L’assemblée générale prévue samedi prochain devra faire le point sur la campagne. Donner un point final après avoir obtenu les 10% du territoire basque pour passer à autre chose, continuer jusqu’à obtenir les 46000 signatures en Pays Basque ou suspendre pour reprendre à la fin des échéances électorales ? Le bureau de Batera proposera cette dernière solution par une motion. Il sera également fait un point sur les autres chantiers de Batera.
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