Gara: Latest news - Printed edition  |  Le Journal |  Documents
 
EUS | ES | FR | ENG
 » PRINTED EDITION
  - Index
  - Sujet à la une
- Basque Country
- Local
- Opinion
- Culture
- Sports
 » DOCUMENTS
 » Hemeroteka
Le JPB > Culture 2006-10-10
De la difficulté d’être simple
·Le duo québécois Les passagers présente une performance dans le cadre des festivals de Montaury et Rencontres improbables

Le festival des sciences, arts et techniques de Montaury débute mercredi et comme les trains, qui parfois en cachent d’autres, le festival de performances des Rencontres improbables, premier du genre, servira ce soir de préambule et d’annonce au thème de "la peau" décliné à Montaury.Deux performeurs de Montréal, Jean-Sébastien Baillat et Mathieu Bélanger, élaborent une performance "spécialement" pour l’occasion, déclinant le thème de la peau dans leur sensibilité de graphistes, mais pas seulement.

Issus de la scène techno Montréalaises, les deux artistes mêleront en direct musique et vidéos, créant une ambiance unique, un instant fugace, dans des conditions pour eux inédites. Habituellement, les deux compères qui forment le groupe Les passagers sont davantage dans le registre de vidéo jockey, créant des images sur la musique d’un DJ, comme il y a peu, au théâtre parisien du Chatelet, pour les nuits de la pleine lune et des "Francofffonies".Ambiance fête et réactions du public.Cette fois, pour la première fois de leurs expériences "live", ils mixent également la musique et le public est assis. Ils pressentent du coup que "les gens seront attentifs" "plus captifs" et qu’il y aura "davantage de narrativité" dans leur performance.Pas de gens debout qui participent et donc moins de réactions à attendre de ce côté mais pas de quoi ôter aux Passagers leur fureur de cuisiniers préparant des mets à la volée.

Ingrédients

"Des fois on préférerait s’appeler les pâtissiers" relève Mathieu en faisant déjà la liste des ingrédients disponibles.Et Jean-Sébastien d’expliquer que "comme des cuisiniers, on prépare tous les ingrédients et ensuite on voit qu’est-ce qui va avec quoi".Bien sûr, avec près de 200 clips qu’ils ont eux-mêmes filmés en guise d’ingrédients et autant de combinaisons musicales possibles élaborées par le musicien québécois Pheek, on ne pourra tout déguster en 40 minutes de performance.Il conviendra alors de suivre au plus près le thème de ce menu, la peau, "mais parfois aussi s’en détourner" tempèrent Les passagers.

Cette performance, la troisième à leur actif de graphistes et Vj’s tous azimuts, s’intitule Comment ne plus être humain.Tout un programme, "qui pose presque une question" concède Mathieu.La réponse en tout cas n’est pas dans une opposition "entre l’être humain et les robots", même si le son évoque une "vieille musique futuriste", façon Orange mécanique avec la même plainte du synthétiseur d’époque. Non, "parler de la peau, c’est parler de l’humain".Ou faire la peau à l’humain.Avec en prime une vision d’épure graphique.Et la réponse à cette (presque) question est plutôt dans la faculté "à être davantage humain".C’est-à-dire, "se laisser aller sans appréhension", dit Jean-Sébastien."Ou de la difficulté d’être simple" résume Mathieu.Dans tous les cas, une intention d’être, sans être utile.Influencés par les films de David Lynch, les BD graphiques de Marc Antoine Mathieu ou le graphiste québécois Normand Mc Laren, leur réflexion porte sur un scénario, où le geste devient prétexte à souligner sa propre énergie, plutôt qu’à définir une intention.Sur l’écran vidéo installé dans les écuries de Baroja, une femme laisse couler sa bave dans un bol, à quatre pattes, dans une robe imprimée, sur un fond blanc.Elle n’est pas malade de trop de fête.Plutôt sereine.On observe l’état.Et l’esthétique.Les formes sont simples."Très graphiques" disent Les Passagers.

De cette composition graphique de cette image épurée, les deux artistes subliment au fond la peau, comme une encre, un trait et un contact."En général, on aime bien voir de la peau" soulignent Les passagers, qui en font même un "élément essentiel".Dans la création Big Shoot de la Compagnie Lézards qui bougent, Les passagers utilisaient à l’inverse la vidéo comme texture, comme seconde peau des personnages et du spectacle.Ce soir, entre design et cinéma, la musique seule servira de consistance à un menu unique dont les épices, les vraies, seront comme toujours ceux que l’on rajoute à table.


 
Print
 
...More news
Pays Basque
Le nouveau collège de Seaskaà Ciboure, un exemple à suivre
Pays Basque
Anglet : Bernard Gimenez démissionne
Pays Basque
L’exécutif norvégien confirme l’existence de "contacts" à Oslo entre l’ETA et Madrid
Culture
De la difficulté d’être simple
Sports
Basques et Catalans réclament à l’unisson une sélection propre
Sujet à la une
Le processus de paix basque reçoit un soutien international
  © 2006 Baigura | Contact | About us | Advertise