L’art filmique de défocaliser un regard
·La 2e des Rencontres Improbables, demain, est cinématographique, danoise et... biarrote
Sa dernière trouvaille ? Considérant The perfect human (1967) comme l'un de ses films cultes, il défie son réalisateur, Jorgen Leth, de tourner cinq nouvelles versions du court-métrage. Naissance d’un concept : l’auto-remake pluriel à quatre mains. Chef d’orchestre, Lars Von Trier va poser à Leth de nouvelles "obstructions", le forçant à repenser l'histoire et les personnages de son film original. Leth devra gérer restrictions, ordres et autres interdictions. Si les Lézards qui Bougent se sont intéressés à ce film, c’est qu’il est en plein dans leur conception de l’art, et de sa fonction dans la société. En contre-exemple des médias, il s’agit de s’émanciper des canons de la représentation de la réalité. Force est de constater que le code journalistique est parent d’une rhétorique cinématographique tyrannique. "Ces techniques sont devenues le but en soi", explique le directeur de la compagnie, Kristian Frédrik. "Nous sommes à la recherche d’une chose fictionnelle, non pas factuelle. La fiction étant limitée par notre imagination, et les faits, par notre perspicacité, la partie du monde que nous cherchons ne peut être cernée par une Œhistoire’." Contre "la vénération du contour", un moyen : le "défocalisateur". Ici, un film, suivi d’une rencontre avec les Lézards qui bougent et Jean Ospital, programmateur du Royal. Alors défocalisez-vous jeudi soir à Biarritz. · Ciné-rencontre Jeudi 5 octobre, 14h30 et 20h00, cinéma Le Royal, Biarritz. Rencontre à l’issue. 2,30 euros (lycéens étudiants) à 3 euros (tout public). 05 59 50 36 60.
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