Bayonne - Baiona
Baiona Berria veut faire PLU clair
·Le groupe d’opposition souhaite "ouvrir le débat" sur l’urbanisme comme sur les fêtes
Baiona Berria s’invite au débat et a choisi de s’adresser hier à la presse pour dénoncer une "absence de concertation", que ce soit en matière de politique d’urbanisme, de politique linguistique ou pour l’organisation des fêtes de Bayonne. Du coup, le groupe d’opposition municipale aimerait "ouvrir le débat" et "détailler cette vision Ville et démocratie participative" contre celle de Jean Grenet, qualifié "d’autocrate". Il s’agit d’organiser en novembre des États généraux sur ces sujets et de lancer des concertations publiques, à commencer par celle, réputée obligatoire, pour élaborer le Plan local d’Urbanisme.
Difficile à assimiler
"PLH, PDU, PADD, PLU, ANRU, ZAC, zer da ?" s’amuse Baiona Berria en interrogeant tous ses sigles. Plus sérieusement, il est vrai qu’en termes de politique d’urbanisme, les Bayonnais n’y pipent rien. D’autant que selon Béatrice Peyrucq, les réunions d’information et les articles du magazine municipal n’y changent rien. L’élue municipale qualifie ces réunions d’information de "one-man-show" au cours desquels le public est "bombardé d’informations, souvent techniques et difficiles à assimiler". "Aucune démarche n’est entreprise pour faire comprendre les enjeux fondamentaux" relève l’élue de Baiona Berria. Quant aux "numéros spéciaux du bulletin municipal" elle les considère comme "du publi-rédactionnel au service de la majorité municipale". Béatrice Peyrucq propose plutôt d’organiser au préalable une consultation des habitants sur le devenir de l’habitat dans la ville et d’élaborer ensuite un Plan local d’urbanisme qui soit soumis à enquête publique. A l’inverse, elle reproche à la majorité d’avoir "déjà décidé des orientations définitives" sans concertation des habitants. En tant qu’élue, elle ne s’estime pas mieux lotie que les habitants en regrettant d’être "obligée de réclamer des documents fondamentaux comme le rapport de présentation du PLU". De là des craintes également, notamment sur le manque de concertation également au sein de la CABAB, puisque le PLU doit être approuvé par la communauté d’agglomération comme pour chacune des trois villes du BAB.Un "PLU de la CABAB" qu’elle oppose à "un vrai projet de ville".Même topo pour le schéma de cohérence territoriale, qui n’est pas encore connu, et dont on ne sait par conséquent "s’il sera cohérent avec le PLU".L’élue de Baiona Berria a donc annoncé un "débat ouvert" par Baiona Berria, prévu vers la mi-novembre, avec des intervenants pour aborder ce sujet et d’autres, comme les fêtes de Bayonne (lire ci-contre).
Politique linguistique
Toujours dans l’idée de partager le débat, Jakes Borthayrou a expliqué que Baiona Berria "suppose que Jean Grenet présentera enfin une politique linguistique en faveur de l’euskara alors que son mandat est presque terminé"."On espère une véritable politique linguistique pour la capitale du Pays Basque nord" a-t-il indiqué en souhaitant aller au-delà de la signature avec Euskal Konfederazioa, qui engage déjà, dans de nombreuses villes, les services administratifs dans l’usage du basque.Il a souhaité notamment que la prochaine crèche soit bascophone, que les employés municipaux puissent apprendre le basque ou que dans la vie pratique, les services soient également en basque. Avec Xabi Larralde, Baiona Berria s’est dit "prêt à collaborer avec la mairie pour mettre en place techniquement ces engagements".
Fêtes collectives
"Il faut rendre démocratique l’organisation de ces
fêtes" clame Jean-Marc Abadie en demandant "une prise de décisions collective"
dans l’organisation des fêtes de Bayonne. Membre de Baiona Berria, Jean-Marc
Abadie voudrait des États généraux des fêtes de Bayonne et un "vrai débat dans
la population" qui aborderait "tous les sujets sans tabou". Il a regretté que le
Premier régiment de parachutistes "intervienne avec des enfants" et évoqué un
village des associations, "pour celles qui ne copinent pas avec la mairie et
n’ont pas de locaux". Il a souhaité "une réflexion et un débat pour une prise de
position la plus large possible" et même "au-delà des fêtes" au sujet des
agressions sexuelles. Il regrette pour l’heure que "la commission des fêtes ne
se réunisse que deux fois par an pour organiser le corso et les animations".
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