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Le JPB > Sports 2006-09-15
Un vent nouveAu souffle à Airoski
·Arthur Samy, nouvel entraîneur à l’AS irisartarrak, démarre la saison demain soir à la salle Airoski

En croisant le panneau "Irisarri" vers la mi-juillet, il se demandait encore s’il y avait bien un club de handball dans le petit village bas-navarrais. C’est dire le changement de décor expérimenté par Arthur Samy, entraîneur de l’équipe de Dijon jusqu’à l’an dernier, mais qui a décidé de prendre les rennes de l’AS Irisartarrak pour cette saison. "Le discours du président Beñat Larramendy m’a plu. Il est cohérent et ambitieux, j’en demandais pas plus", lâche-t-il tout naturellement, lui qui a quand même quitté un club de D2 (Dijon) pour rejoindre les Basques en N3. Joueur de D1, international par-dessus le marché, puis entraîneur en N1 (Rodez) et D2, Irissarry a recruté un technicien au passé sportif plutôt riche. Malgré cela, Samy n’a pas été long à convaincre. L’ancien rodésien a rapidement repéré les bons côtés de ce petit club du Pays Basque intérieur : "le projet est très intéressant ; les structures, les finances, le collectif, les individus, la formation... moi qui ai un peu voyagé, je peux assurer qu’il n’y a pas beaucoup de clubs comme celui-ci". Flatteur.

Deux ans pour arriver en N2

C’est pourquoi, en plus de son bagage technique, Samy a débarqué au Pays Basque avec des ambitions plein sa valise. Après un rapide état des lieux, le nouvel entraîneur d’Irissarry espère bientôt gravir les paliers : " il y a tout ici pour que le club soit solide en nationale 2", souligne-t-il. "C’est un objectif réalisable en deux ou trois ans". Il s’est également fixé des délais. Le tout en sachant pertinemment qu’il n’est pas encore question de grandes révolutions du côté d’Airoski. Aucun joueur n’est rémunéré et cette politique demeurera en place : "Il est hors de question de changer de politique. C’est celle du club et il faut la respecter. Ici, c’est le goût du maillot qui l’emporte. J’ai 18 joueurs, tous Basques, et beaucoup d’entre eux sont d’Irissarry même".

Mais comme la vérité d’aujourd’hui n’est pas toujours celle de demain, Arthur Samy n’exclut pas un changement de direction dans un futur pas trop lointain : "il ne faut pas se leurrer", avertit-il, "si on se fixe des objectifs, il faut se donner les moyens de les atteindre. Aujourd’hui, nous avons 85 000 euros de budget. Pour évoluer en N2 il en faudrait 120 000. À nous donc de trouver d’autres sponsors, d’autres bénévoles... Et c’est la même chose pour la partie sportive". Selon Samy, "un jour, il faudra accepter le fait de recruter des joueurs étrangers".

À ce sujet, il a déjà des contacts avec un joueur international qui pourrait venir renforcer le groupe. "Mon travail est d’armer l’équipe. Pas forcément en recrutant, mais si quelqu’un arrive à Irissarry, ce sera un plus pour compléter l’équipe déjà en place".

En stage pour la première fois

Justement, concernant le groupe de N3, le technicien a été surpris par le noyau très soudé rencontré à Irissarry. Les joueurs sont à l’écoute et disposés à travailler les nouveaux schémas proposés par le dernier arrivé."Bien sûr, j’ai apporté ma conception du handball en général, mes idées concernant l’attaque, la défense, tout un tas de domaines, mais ça n’a pas l’air de déranger les joueurs outre mesure. Ils ont déjà beaucoup progressé depuis mon arrivée", précise Samy. Il a d’ailleurs pu s’en apercevoir lors du stage réalisé à Rodez, une première à Irissarry et ce n’est pas un hasard : "ce stage, accepté par le bureau, prouve bien la volonté du club de s’investir totalement. D’autant que le séjour de quatre jours s’est avéré très concluant".

Quoi qu’il en soit, les changements ne sont pas à l’ordre du jour. Par rapport au groupe qui l’an dernier a terminé à la 9e place au classement général, trois nouveaux sont venus intégrer l’équipe. Il s’agit de trois jeunes handballeurs issus de l’Aviron Bayonnais (Pauchet, Miras et Darritchon), tentés par la Nationale 3. "Ce n’est pas moi qui les ai recrutés, ils étaient déjà là quand je suis arrivé, mais ce sont des joueurs très intéressants, avec des qualités techniques et de comportement certaines. Ils ont une grande marge de progression".

Pour le reste, les jaune ont conservé l’essentiel des éléments. Les Jaureguy, Etchevers, Arotcarena, Oxandabaratz, Urruty et autre Peltier fouleront à nouveau le parquet irisartar. Concernant ce dernier, justement, le nouvel entraîneur nourrit bien des espoirs : "j’ai visionné les cassettes de l’an dernier et à vrai dire, c’est un nouveau joueur que je découvre. Peltier sera sans aucun doute le bras de l’équipe. Il peut devenir un très grand joueur; il a toutefois un important travail mental à réaliser".

Tout cela permet quand même de viser, toujours selon le coach, une place parmi les cinq premiers de la poule. Samy va même au-delà : "Si nous sommes réguliers tout au long de la saison, nous pourrions accrocher une des deux premières places, ce qui serait une sacrée performance". En dessous de la cinquième place, en revanche, cela sera vécu comme un échec.

Demain soir face à l’Union

Samy s’est d’ailleurs fixé comme objectif premier de ne pas perdre à la salle Airoski devant ses supporteurs. Bien sûr, cela passe par une victoire demain soir lors de la première officielle face à l’Union, une formation inconnue du Rodésien, mais qui semble à portée des Basques. Pour autant, Arthur Samy ne veut surtout pas sous-estimer les adversaires : "je n’accepterais pas que l’on juge le collectif adverse avant de l’avoir joué. Tout le monde est dangereux". D’autant plus qu’Irissarry est une équipe qui ne perd pas souvent à domicile. Autant dire que le reste des formations se présentera à Airoski pour essayer de semer le trouble. Il faudra donc tout le soutien de la banda et des supporteurs pour faire de la salle bas-navarraise une forteresse. Dès ce soir.


 
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