La peinture de Pollock bien vivante 50 ans après sa mort
Cinquante ans après sa mort, survenue lors d’un accident de voiture à l’âge de 44 ans, Jackson Pollock demeure une figure emblématique de l’art abstrait et ses jets de peinture résonnent encore dans d’autres formes d’arts. Plusieurs expositions rendent hommage cet été à "Jack-the-Dipper" (Jack le dégoulinant), le champion de l’"action painting" qui remplit d’immenses toiles de gestes énergiques. Le Musée Guggenheim à New York présente jusqu’au 29 septembre une rétrospective de 70 ¦uvres de Pollock sur papier, intitulée "No Limits, Just Edges" (Sans autres limites que les bords). Le musée Beaubourg de Paris lui a prêté une ¦uvre de 1948 que le peintre avait donnée à son épicier pour payer ses achats. Le Pollock-Krasner House and Study Center, un musée installé dans la maison et l’atelier de l’artiste à Long Island près de New York, lui rend également hommage. "Pollock a une énorme influence sur les jeunes artistes", atteste la conservatrice de l’exposition du Guggenheim, Susan Davidson. "Son influence est forte et pénétrante. Elle touche la poésie, la danse, la musique", confirme Helen Harrison, la directrice du Pollock-Krasner House and Study Center. "Très peu de peintres utilisent aujourd’hui directement sa technique, car cela ressemblerait trop à une imitation", explique-t-elle. "En revanche, l’expérimentation de cette peinture en action, le mouvement du corps tout entier, l’emploi de matériaux peu conventionnels, tous ces éléments utilisés par d’autres aujourd’hui dérivent directement de l’inspiration de Pollock", selon Mme Harrison. Le peintre aimait à dire qu’il peignait des sons.
|