Gara: Latest news - Printed edition  |  Le Journal |  Documents
 
EUS | ES | FR | ENG
 » PRINTED EDITION
  - Index
  - Sujet à la une
- Basque Country
- Local
- Opinion
- Culture
- Sports
 » DOCUMENTS
 » Hemeroteka
Le JPB > Culture 2006-08-12
Témoignages entre les lignes
·La Découvrance vient de présenter au Pays Basque la dernière publication de Micheline Roche

Elle raconte du vécu, des témoignages. Elle se glisse entre les zones cachées des gens. Cette fois, elle s’est glissée Entre les lignes d’une Québécoise. C’est le titre du dernier livre de Micheline Roche qui vient de le présenter au Pays Basque, à l’atelier Herriko Plazan d’Arbonne.

Cette écrivaine québécoise y raconte le désarroi de deux jeunes incompris dans leur milieu: Wolfgang et Laura. Cela se passe dans les années soixante. Wolfgang est le nom d’une personne qui fait partie de la vie réelle. Un homme qui ne voulait plus vivre en Allemagne après avoir su ce qu’avait fait sa famille. Il demanda alors à Micheline Roche d’écrire sur son histoire. "L’insatisfaction de chacun des personnages les pousse à chercher ailleurs; ils s’évadent par la plume", raconte celle qui a beaucoup correspondu pendant sa jeunesse. Ce n’est pas le seul point en commun qu’ont les personnages et l’auteur. Laura et Micheline sont toutes deux Québécoises. Elles quittent le pays pour se rendre en Europe et pour suivre un homme. Et dans leur parcours, elles ont fait escale dans les mêmes villes. Mais l’¦uvre n’est pas autobiographique; l’auteur a seulement puisé dans ce qui l’entoure. "Quand on a vécu, on a beaucoup à dire. Si en plus on a du talent, cela peut faire une bonne chimie", remarque la sexagénaire.

Liens étroits avec les mots

Pour faire vivre ses personnages, elle se sert de son vécu. Et surtout du lien étroit qu’elle a entretenu avec les mots. Secrétaire, d’abord, puis traductrice, elle a toujours voulu écrire. Mais jouer avec les mots des autres peut devenir frustrant. Arrivée à la retraite, elle se donne à l’écriture. Elle écrit des romans populaires. En 2001 elle publiait le premier, Madame Curé, et en 2002 le deuxième, Le fils de Sarina.

Tous mettent en avant des femmes. "Quand on est une femme il est important d’écrire sur elles", dit-elle. Ce qui lui vaut un public féminin et "fidèle". Des lectrices qui sont aussi bien Québécoises qu’Européennes. Bien qu’elle n’ait publié, jusqu’à présent, qu’avec des maisons d’édition québécoises, le bouche à oreille lui a permis de se faire connaître en Europe. Mais cela ne suffisait pas. C’est ainsi qu’elle a sorti son dernier livre avec la maison d’édition La Découvrance. Un éditeur situé à La Rochelle. L’attirance pour les pays francophones européens ne touche pas uniquement les personnages de ses romans. Cette attirance est très présente dans la vie de l’écrivaine. Aujourd’hui elle habite Bruxelles, mais elle a vécu pendant douze ans à Paris. "Mon grand-père avait immigré au Canada. Il m’a toujours raconté des histoires qui se situaient en Europe et je m’étais dit qu’un jour je m’y rendrais", raconte-elle.

Depuis, elle a réalisé son v¦u. Elle n’a pas pour autant oublié son pays natal. Au contraire. Elle ¦uvre pour l’approfondissement des relations entre le Québec et le "vieux monde". Ainsi, elle compte sur la présence d’une délégation québécoise pour le lancement officiel de son livre en septembre.. En attendant, Micheline Roche prépare un quatrième roman. Celui-ci aussi parlera d’une Québécoise, bien sûr. Elle travaille dans l’adaptation au cinéma de son premier roman, Madame Curé. Elle espère trouver une coproduction franco-québécoise "pour sensibiliser les gens, pour ne pas être bouffé par les Anglo-Saxons".



Gaëlle Mersch s’y lustre
Gaëlle Mersch publie aussi à la maison d’édition La Découvrance. Plus qu’avec les mots, elle joue avec les traits. Cette artiste dont l’atelier se trouve à Arbonne, vient d’illustrer une série de rééditions des romans d’Eugène Le Roy.

Alors que le roman le plus connu de cet auteur du XIXe siècle, Jacquou le Croquant, va paraître au cinéma, La Découvrance a récupéré les textes d’origine et a ajouté des illustrations. Ce qui n’avait jamais été fait auparavant. Des dessins représentant des scènes de son choix se sont ainsi glissés entre les lignes politiquement incorrectes pour l’époque d’Eugène Le Roy.

Lignes qui ont, d’ailleurs, souvent disparu lors des rééditions. La dessinatrice n’a subi aucune censure: "j’étais libre d’illustrer les passages qui m’intéressaient". Et elle a laissé libre cours à son imagination. Ces dessins servent à libérer celle des lecteurs.

"Mes dessins leur donnent des pistes pour qu’ils s’imprègnent de l’histoire", explique celle qui n’est pas à sa première publication. Mersch travaille aussi pour les revues pour enfants Pika et Plumalhom. Jeux ou illustrations de comtes, elle y propose des dessins naïfs.

Plus réalistes sont ses aquarelles de maisons de particuliers. Elle les fait sur commande et d’après des photos. Cadeaux, cartes de voeux ou autres occasions, le succès de ses aquarelles semble être à l’image de l’importance qu’a la maison basque dans les environs.

Se faire remarquer

C’est que parmi les nombreux artistes du pays, Gaëlle Mersch veut se faire remarquer. Ce qui n’est pas chose facile. Heureusement, "les lieux d’exposition ne manquent pas par ici", d’après l’artiste. Hôtels, salons de thé, restaurants et autres lieux plus habituels, Mersch n’hésite pas à exposer là où l’occasion se présente.

Elle a tout de même une préférence pour le Brouillarta des Artistes Basques qui est organisé tous les ans à Biarritz. D’après elle, c’est un rendez-vous représentatif du paysage artistique local, et le public a l’habitude d’y répondre présent. Quant à son public et son entourage, elle espère les remercier à l’occasion des 10 ans de son atelier, qu’elle va fêter vers le mois d’octobre. Pour l’occasion, elle va préparer une série de nouvelles aquarelles. Et elle va se lancer dans la peinture à l’huile et à l’acrylique moins figurative que ce qu’elle a l’habitude de faire. Ne pouvant pas mieux décrire ses intentions, justement, elle dit vouloir "exprimer de choses que je ne peux exprimer avec des mots".



Toti Martinez Lezea fait son entrée au salon de l’ésotérisme
R. R.

L’écrivaine basque Toti Martinez de Lezea était hier soir l’invitée spéciale du salon de l’ésotérisme qui se tient en ce moment au Palais Miramar de Donostia. Une façon de pénétrer l’univers des sorcières basques, à la faveur de la sortie de son nouveau livre, justement intitulé en basque et en castillan Brujas-Sorginak. Toti Martinez de Lezea, née à Vitoria-Gasteiz il y a 57 ans, est auteur de romans et traductrice. Elle vit à Larrabetzu, petit village de Bizkaia. Son premier roman, La calle de la juderia (1998) qui raconte la vie d’une famille de juifs convertis de Vitoria au XVe siècle a connu un grand succès. Plusieurs autres titres lui ont succédé, publiés aux éditions Ttarttalo, Erein, Maeva et Txalaparta, qui ont également connu le succès, comme Las torres de Sancho, Los hijos de Ogaiz. Son précédent roman La chaîne brisée a été traduit du basque au français par Elena Touyarou. Ses oeuvres sont également traduites en espagnol, en allemand et en portugais.


 
Print
 
...More news
Sujet à la une
La galice en flammes
Culture
Le petit théâtre de Pain dansses frappes chirurgicales
Sports
Les réservistes bordelais à Anglet
Pays Basque
"Une délinquance en baisse durant les fêtes malgré des faits graves"
Pays Basque
Le Pays Basque vu à travers la station-service
Pays Basque
Nouveau feu vert pour implanter le premier discount Ed à Hasparren
  © 2006 Baigura | Contact | About us | Advertise