12 août 1855 il y a 151 ans :
La médecine militaire en question : Le docteur Pascal, médecin chef de l’hôpital militaire de Bayonne prodigue des conseils pour éviter les maladies de la fin de l’été telles que la diarrhée, les coliques, la dysenterie, le flux de sang, le ténesme [brûlure produite par l’irritation du sphincter anal n.d.r.], les flatuosités, les cardialgies, le pyrosis, les spasmes, les crampes, les gastro-céphalites, les entéro-méningites, la gastrocolite spasmodique, les fluxions de poitrine et les fièvres pernicieuses : Il faut prendre garde aux émanations miasmiques en raison de la chaleur de l’air et de la putridité d’une foule de lieux qui servent d’égouts ou de dépôts aux fumiers ou autres détritus organiques. Quand on travaille, quand on marche, il faut éviter la fatigue qui est très pernicieuse ; tout excès de travail, toute ribote, toute débauche préparent de graves dangers. Tous les fruits crus sont dangereux ; les piments, les concombres, les melons, sont particulièrement funestes, la salade est insalubre. L’eau pure, surtout froide, si elle est prise en grande quantité, est très dangereuse. Il faut humer l’eau ou s’en mouiller la langue si on a très chaud, plutôt que d’en avaler de grands verres ; en ajoutant du vinaigre, de l’eau-de-vie, mais surtout du vin, on la rend salubre. On ne doit manger que très peu de légumes verts, peu ou point de pâtisseries. Enfin, le calme de l’esprit, la tranquillité de l’âme quand quelque incident ou quelque indisposition surviennent, sont les premières garanties d’une guérison prochaine.
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