Ligue des champions - 3e tour préliminaire
Osasuna se met à rêver
·Les Navarrais ont ramené un précieux match nul (0-0) de Hambourg ce qui leur permet d’envisager avec optimisme le match retour
Une victoire basque en Allemagne aurait peut-être été injuste au vu du déroulement de la rencontre (un but a été annulé à Milosevic), mais Osasuna a quand même fait le nécessaire pour ramener un précieux match nul de Hambourg (0-0) ce qui lui permet de rêver encore et toujours à la qualification pour la phase des poules de la Ligue des Champions et les dix millions de recettes qu’elle assure. Certes, rien n’est encore acquis, le match retour de Pampelune décrétera l’heureux élu de cette confrontation, mais pour l’heure, les hommes de Ziganda ont prouvé ne pas être en dessous de leurs adversaires. Et ce n’est pas rien. Comme prévu, au-delà de la qualité technique des Allemands, l’entourage d’une rencontre de cette envergure (50000 personnes, Ligue des Champions...) a été l’élément à gérer pour les Navarrais. Et dans ce sens, Osasuna s’en est plutôt bien sorti. Mis à part les premières minutes de flottement, les Basques ont su gérer le déroulement de la rencontre. Ils se sont rassurés quant à leurs chances et ils devraient aborder la rencontre du 22 août le moral au beau fixe.Hambourg a pourtant dominé la rencontre sans jamais parvenir à concrétiser ses nombreuses occasions de but. Comme si la blessure, lors de l’échauffement, du défenseur international néerlandais Khalid Boulahrouz avaient paralysé ses coéquipiers. Le Belge Vincent Kompany reprenait dès la 3e minute un centre de Rafael Van der Vaart, mais sa tête percutait la transversale. Hambourg qui a participé à une seule reprise dans son histoire à la Ligue des Champions, en 2001 (éliminé dès la 1re phase de groupe), s’exposait aux contres d’Osasuna.
Ricardo en héros
De retour des vestiaires, les Allemands se montraient plus entreprenants, mais butaient sur le gardien basque à la 48e minute d’abord sur un tir de Van der Vaart puis sur la reprise de l’Ivoirien Boubacar Sanogo. Côté Osasuna, le gardien Ricardo s’est hissé au rang de héros de la partie. Ses parades à bout portant ont effectivement permis de garder le score vierge, mais ce n’est pas le seul joueur à féliciter. Raul Garcia, du haut de ses 20 ans et révélation de l’équipe l’an dernier, a proposé une prestation de haut niveau. Sans oublier les deux attaquants, légèrement isolés devant, et qui gâchaient deux belles occasions par Roberto Soldado (49) et Savo Milosevic (61), pourtant à chaque fois seul devant Sascha Kirchstein, le gardien du HSV.
Ziganda : "Rien n'est encore fait"
La tête sur les épaules, bien que satisfait de la prestation des siens, l’entraîneur d’Osasuna a fui toute sorte de sentiment d’euphorie après le match nul récolté à Hambourg : "Nous n’avons encore rien fait, la qualification est à 50 %, elle se résoudra à Pampelune. Cela dit, Hambourg a l’habitude de ce genre de rencontre à pression, il faudra s’en méfier. Nous voulions jouer notre va-tout à domicile, nous y voilà" a-t-il déclaré à la fin de la rencontre. Et Ziganda avoue qu’ils auraient pu encaisser un but, il a également souligné le bon travail réalise par ses joueurs : "Le match a été difficile, comme on le pressentait. Ils nous ont mis beaucoup de pression, et il y a eu des moments où nous avons beaucoup souffert. Mais il ne faut pas se leurrer, nous avons disputé un tour préliminaire de la Ligue des champions face à une grande équipe d’Europe, alors bien sûr que nous avons souffert mais cela valait la peine". Malgré la domination allemande, l’entraîneur basque était presque étonné du nombre d’occasions créées par son équipe "Surtout parce qu’on jouait à l’extérieur. C’est vrai qu’Hambourg aurait pu marquer, mais nous aussi avons eu des occasions de buts, certaines très claires". Concernant ses joueurs, l’ancien joueur a fait les éloges : "ça fait plaisir de les voir sur le terrain. Ils se sont bien battus, se sont comportés très sérieusement, c’est un groupe difficile à prendre en défaut".
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