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Hirubibat pour ouvrir les fêtes de Garazi
·Prélude à cinq jours de fêtes, le spectacle de la compagnie Leinua poursuit une réflexion ouverte à Saint-Jean-Pied-de-Port
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Par les temps qui courent au Pays Basque, les créations de danse plongent dans la réflexion de la modernité et de la tradition, de l’histoire et de l’inventivité, cherchant le grand écart dans l’apport de la tradition à la danse d’aujourd’hui et à l’inverse, l’empreinte de notre temps à une culture séculaire.Une histoire de pérennité, et une réflexion qui reste ouverte à travers les créations Bidean Zehar des frères Larralde, Kutx Alapil de la Compagnie Maritzuli, le 1937 gogoaren bidezidorretatik de Kukai ou Hirubibat de Leinua.C’est pour mener cette réflexion que le comité des fêtes de Saint-Jean-Pied-de-Port, la commune et l’association Garazikus, se sont à nouveau associés pour ouvrir, ce soir, les fêtes de la ville, avec la compagnie Leinua pour présenter Hirubibat. Egalement parce "qu’on ne change pas une équipe qui gagne".Mais surtout, disent les organisateurs, pour "la qualité de cette compagnie, de ses dirigeants, de ses chorégraphies et pour l’esprit d’innovation qui s’en dégage pour inscrire la danse basque traditionnelle dans le monde d’aujourd’hui." Hirubibat ('trois-deux-un’) propose trois pièces, et une balade dans le monde de la musique, où les danses illustrent les mélodies.On revisite la tradition souletine des mascarades avec ses rouges et ses noirs, ou les danses de toutes les provinces et on met en scène un ballet sur le célèbre Gernika de Picasso dont le fandango final a été remarqué lors de sa présentation.Une mise en jeu de question réponse qui interroge le patrimoine et le patriotisme basque, leurs symboles, en partant de l’exposition internationale de Paris qui, à l’été 1937, a permis à Pablo Picasso de dévoiler son tableau à deux pas du stand du IIIe Reich. Ce ballet propose donc un lien avec le spectacle 1937 gogoaren bidezidorretatik reçu ce printemps à Donibane Garazi, évoquant les enfants ayant fui le bombardement de Gernika. Après les danseurs de Bidean Zehar réunissant les frères Larralde et le ch¦ur Anaiki qui avait fait l’unanimité l’an dernier, la compagnie Leinua et ses 40 danseurs et musiciens s’inscrivent naturellement dans ce prolongement, mené cette fois par Nadine et Roger Goyenetche Elixabet Dufour et Sébastien Paulini. Une belle façon d’ouvrir les fêtes, qui, après Pampelune et Bayonne, se poursuivront jusqu’au 15 août dans la capitale de la Basse Navarre.
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