Fetes de Bayonne
Viol collectif et viol sur mineure avérés aux Fêtes de Bayonne
·Le Procureur de Bayonne, "hors trois affaires graves" souligne une amélioration
Le premier bilan des fêtes 2006 devra compter avec deux crimes: deux viols. L’un collectif, l’autre sur mineure. Pour une fois, des agressions sexuelles d’une extrême gravité sont rendues publiques et confirmées par les autorités. Le procureur adjoint de Bayonne, Patrice Michel en a rendu compte hier après-midi dans son bureau du tribunal de Bayonne, au lendemain de la fin des fêtes.Le représentant du ministère public a tout d’abord souligné que "globalement, le climat de violence est inférieur à celui de l’an dernier". Contrairement à 2005, il n’y a pas eu de mort à déplorer celle de l’an dernier fut accidentelle, au retour des fêtes, un jeune homme jouant les équilibristes sur un pont. En revanche cette année, la même nuit, celle du samedi à dimanche, "trois affaires marquantes" ont entaché l’édition 2006. Il s’agit tout d’abord du viol collectif d’une jeune femme de la région bordelaise, aux alentours de la Gare entre 5h et 6h30 du matin. La jeune étudiante était venue en groupe aux Fêtes, groupe qui l’a perdue à un moment donné. Elle a été violée par deux hommes. Elle a tout de même réussi à s’enfuir et à se jeter sur le capot d’une voiture, la conductrice du véhicule qui l’a recueillie a pu donner un signalement des individus. L’enquête a été confiée au commissariat de police. Tout comme celle concernant le viol sur mineure. Et qui s’annonce aussi "difficile", selon le procureur, pour les enquêteurs. Âgée de 16 ans et demi, c’est une Bretonne qui a, elle aussi, perdu son groupe d’amis, et qui a été violée vraisemblablement aux alentours de la Mairie par un individu entre 5h et 6h30 de façon particulièrement violente. Nombre de traces de boue, de sang et des blessures ont été relevées sur son corps. Une mineure qui a été retrouvée par les pompiers vers la mairie complètement "choquée, traumatisée, hagarde". Elle a été confiée à un psychiatre. Dans les deux cas, il s’agit de "viols caractérisés" précise le procureur. L’an dernier, ce sont 5 plaintes pour viol qui ont été déposées, selon le Parquet. Plaintes dont les enquêtes suivent encore leurs cours. Rassemblement "Plus jamais
ça" ce soir Le Collectif contre les violences sexistes organise ce
soir à 18h30 un rassemblement devant la mairie de Bayonne pour réagir à ces deux
viols. "Exigeons des pouvoirs publics et des organisateurs des fêtes de
véritables mesures pour un Plus jamais ça" lance le Collectif.
Ce dernier rappelle dans un communiqué que le viol est
considéré comme un crime, que "c’est un acte de domination qui passe par le
sexuel". "Nous ne savons que trop que ces grands rassemblements comme les Fêtes
de Bayonne sont associés à des moments de permissivité totale, qui va de la main
aux fesses au viol..."
"Toutes les femmes doivent pouvoir être en sécurité dans
la rue et ce droit doit être garanti par la société entière" appuie le collectif
qui résume par un "Oui à la fête, non aux agressions sexistes !".
Rixe avec coups de couteaux
La victime est sortie du coma hier après-midi, mais les
médecins restent "réservés". Le procureur a également relaté une bagarre entre
plusieurs individus, cette même nuit du samedi, vers le fast-food de la rue
Ste-Catherine, dans laquelle trois coups de couteaux ont été donnés sur un même
thorax, lui perforant le poumon. Une femme était toujours en garde à vue hier
concernant cette affaire.
D’autre part deux affaires seront examinées par le
Tribunal cet après-midi en comparution immédiate. Dont des individus de la
région parisienne opérant en équipe plusieurs vols notamment dans les tantes.
En outre, des personnes contrôlées positives à l’alcool
et récidivistes seront convoquées en correctionnelle en septembre. Certains avec
2g d’alcool dans le sang, sachant que le coma éthylique est à 2,20. "Mais nous
avons également vu le meilleur, comme ces parents qui faisaient des
allers-retours pour chercher leurs enfants, ou ces jeunes organisés au sein des
voitures avec un capitaine de soirée" a ajouté le procureur.
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