Keith Jarrett étrillé par une presse confuse
Les critiques manquent parfois de sang-froid. Celui du quotidien Libération n’a pu se calmer de la fureur que lui inspiraient les caprices de Keith Jarret. Nos envoyés spéciaux replaçaient ces derniers dans leur contexte hier dans nos colonnes, en évoquant la cohérence esthétique. Il est vrai qu’ils ne parlaient pas des coulisses (où la star fut effectivement odieuse, notamment avec les bénévoles). Cela dit, heureuse distinction de genre, entre l’homme et l’artiste, et dont ne se foule pas ledit commentateur, qui se venge en un contresens esthétique époustouflant.
Evoquant un piano mécanique et sans âme, peut-être a-t-il confondu avec le clavier de son ordinateur portable ? Car c’était d’une souplesse féline. Et l’habit ne fait pas le moine, chez notre ascète illuminé.
|