Preuve de leur engagement total avec cette partie. Waltary et Martinez de Irujo se trouvaient en repérage hier matin au trinquet Moderne de Bayonne, histoire de préparer du mieux possible leur défi de mercredi prochain. En demi-finale des Masters de Bayonne, le duo basco-cubain aura affaire à deux spécialistes du trinquet tels que les Baigorriar Ibarrola-Oçafrain. Une rencontre qui s’annonce difficile pour les outsiders si l’on s’en tient, en tout cas, aux rumeurs des pilotazale.C’est pourquoi, les challengers ont souhaité mettre un maximum d’atouts de leur côté. Waltary et Irujo ne veulent surtout pas nourrir des regrets au terme d’un rendez-vous qui a déjà levé les passions, dans le monde de la pelote. À une semaine du jour J, le trinquet Moderne n’offre plus de places à droite. Les retardataires devront se contenter du côté gauche.
Waltary et Irujo se sont exercés durant près d’une heure. Juste le temps de remarquer que le phénomène cubain n’a pas perdu la main. Même s’il se dit à 80 % de son potentiel, il est physiquement très préparé. Devant un bon nombre de journalistes et curieux qui ont fait le déplacement pour jauger les chances des outsiders, Waltary a fait étalage de ses meilleurs coups. Comme par le passé. Toujours avec sa gestuelle si particulière, frappant la pelote de bas en haut tel un lanceur de base-ball, le champion du monde amateur a fait preuve de puissance alliée à une précision qui l’a caractérisé lors de son dernier passage par le Pays Basque. Face à Philippe Bielle et Thierry Itoiz, sparring-partner d’un jour, il a imprimé une vitesse inouïe à la pelote. Et que dire de son but dévastateur. Une fois de plus, l’arme fatale a impressionné. Tout le monde est d’accord pour affirmer que ce sera une des clés de la rencontre. Le but comme le retour d’ailleurs, car si Waltary a montré ses aptitudes devant, Martinez de Irujo n’a pas démérité derrière. Habitué à jouer devant, son poste naturel, le Navarrais, sans trop forcer, a prouvé ne pas être trop dépaysé. Même s’il ne le pratique que très rarement, il connaît le jeu du trinquet. Ajouté à ses aptitudes intrinsèques de pilotari, le champion du mur à gauche pourrait "tenir la route".
Sauf que la séance d’hier n’était qu’un entraînement. Personne ne s’est vraiment fait violence et dans ces conditions il est toujours difficile de mesurer les capacités de chacun. Une chose est sûre, ces deux athlètes sont habitués à ce genre de grands rendez-vous. Devant du public, face à des inconnus, Waltary et Irujo donneront certainement le meilleur d’eux-mêmes. Et cela aussi pourrait s’avérer déterminant lors du décompte final.
En face, Ibarrola et Oçafrain n’auront pas droit à l’erreur. De leur capacité à assumer complètement le statut de favoris face à deux stars de la pelote, dépendra également le résultat final. Pour l’heure, et sur le papier, les Baigorriar se placent en favoris. Il faudra confirmer jeudi prochain.