Le projet ferroviaire Bordeaux-Espagne, dont Réseau ferré de France est maître d’ouvrage, revêt une importance stratégique pour l’Aquitaine, comme pour la France et pour l’Europe.Ce projet doit en effet permettre un meilleur équilibre entre le rail et la route pour le transport des personnes et des marchandises sur le corridor atlantique, et favoriser le développement et la cohésion du territoire aquitain. Ce projet d’envergure, étudié en cohérence avec la politique nationale de développement durable (2003) et le schéma régional de développement durable de l’Aquitaine (2006), va participer à la mise en oeuvre par la France du protocole de Kyoto en luttant contre l’effet de serre, et en contribuant aux économies d’énergies fossiles et à l’aménagement durable du territoire régional.
Avec la mise en service de la LGV Sud Europe Atlantique entre Tours et Bordeaux en 2016, avec celle de la ligne nouvelle espagnole à haute performance entre Vitoria et Irun, dite "Y Basque" en 2013, le projet ferroviaire Bordeaux-Espagne complétera l’axe ferroviaire international, aménagé progressivement à quatre voies entre Paris, Bordeaux, Irun et Madrid.
C’est ainsi que le projet a été inscrit par l’Union Européenne sur la liste prioritaire de développement du réseau transeuropéen de transport.
Ce projet de renforcement du réseau ferroviaire, par la création de deux voies supplémentaires entre Bordeaux et l’Espagne, permettra d’offrir, à l’horizon 2020, des capacités nouvelles de haute qualité, pour le transport ferroviaire des marchandises et des personnes entre la péninsule ibérique, la France et l’Europe du nord et de l’est. Il offrira une alternative compétitive au transport routier sur le corridor atlantique. C’est un enjeu important pour l’Aquitaine dont les habitants subissent quotidiennement les nuisances d’une circulation excessive de camions.
Outre l’ambition d’une meilleure répartition des flux de transport de marchandises entre la route et la voie ferrée, le projet constituera un outil précieux pour l’aménagement du territoire en accompagnant l’accès de l’ensemble de l’Aquitaine aux principaux pôles économiques et urbains régionaux, nationaux et européens.
L’augmentation des capacités du transport ferroviaire et la réduction des temps de parcours faciliteront également les déplacements dans l’ensemble de la région ; ce sera le gage d’un renforcement de la cohésion territoriale, ainsi que d’un développement local plus rapide et plus soutenu.
Enfin, ce projet consolidera les échanges et les partenariats transfrontaliers que la région Aquitaine noue avec les collectivités espagnoles ; ils bénéficieront ainsi d’un moyen de transport sûr et efficace entre métropoles françaises et espagnoles, en particulier, entre Bayonne et Saint-Sébastien.
Le projet ferroviaire Bordeaux-Espagne, après la LGV Bordeaux-Toulouse, est le second projet ferroviaire soumis à un débat public en Aquitaine, et le septième pour Réseau ferré de France.
RFF connaît donc l’importance, l’intérêt et la richesse du débat public, temps fort dans la vie d’un projet, puisqu’au vu des appréciations portées sur son bien-fondé, il permet d’en définir l’opportunité, de débattre de ses objectifs et d’en préciser les principales caractéristiques. Il doit aussi enrichir le projet grâce à l’expression de toutes les personnes, institutions et organisations concernées. Réseau ferré de France abordera ce débat public, dans un esprit d’ouverture, d’écoute et de dialogue. Les échanges seront l’occasion de faire ressortir une vision commune et partagée de l’avenir du transport ferroviaire et de son rôle en Aquitaine.
RFF est convaincu que ce débat sera constructif. Il en attend beaucoup pour éclairer la future décision qu’il sera appelé à prendre sur les suites à donner au projet. Il exprime par avance sa gratitude à celles et à ceux qui participeront au débat.