Ciboure - Ziburu
Le Fort de Socoa se prépare à la restauration
·Ciboure a renoncé mardi à son droit de propriété au profit du Syndicat intercommunal Ciboure-St-Jean-de-Luz
Le Conseil municipal de Ciboure a voté mardi, à l’unanimité, le renoncement à son droit de propriété sur le Fort de Socoa. Une étape décisive dans un projet de restauration qui restait en latence depuis des années.S’élevant indolent sur le petit port du quartier de Socoa, le fort éponyme s’ennuyait pourtant ferme. Peu de zones aussi potentiellement belles avaient en effet échappé à la mise en valeur patrimoniale qui est en vogue depuis des décennies. La faute à qui ? Au nerf de la guerre bien sûr, mais peut-être aussi à une inertie bien involontaire, qui est de mise dans le véritable patchwork de concessions qui forme cette architecture atypique, faite de digues, de quais, de plages, de pentes et de sous-pentes, de hangars incrustés dans la roche... Ce gâteau de pierres salées se partage entre le Conseil
général (les digues appartiennent à l’ex-"DDE maritime"), la CCI (avec le port,
le parking des dériveurs, les hangars), le syndicat intercomunal (le parking des
visiteurs), la Ville de Ciboure (le fronton et l’école désaffectée)... Quant au
fort, l’Etat le possédait depuis 1680, le confiant en 1946 au Ministère de la
Jeunesse et des Sports. Mais voici quelques années, l’Etat mettait le fort en
vente. Refusant de laisser le patrimoine aux privés qui briguaient l’affaire, la
Ville de Ciboure jouait la montre, en faisant valoir son droit de préemption dès
mars 2003. Depuis, elle hésitait.
D’autre part, la Ville de Ciboure pouvait s’allier la puissance luzienne par le biais du Syndicat intercommunal (la 3e ville, Urrugne ne s’occuperait pas de la baie). Cette dernière option a prévalu et franchit une étape ces jours-ci. Dès lors que Ciboure autorise le syndicat à acheter le fort, il faut que le celui-ci délibère, ce qui sera fait le 28 juillet prochain. Des années de pourparlers ont fait avancer le projet de restauration du fort, qui sera intégré au plus vaste dossier de réaménagement du quartier, pour lequel ont été lancées des études de définition. Hier matin, le Syndicat faisait une pré-sélection des équipes d’architectes. Quatre des six candicats ont été retenus.
|