Je fais ici écho à la lettre ouverte que vient d’adresser à Michel Boyon président de Réseau Ferré de France, mon collègue Bernard Auroy, conseiller général du canton d’Ustaritz, à propos des menaces de fermeture qui pèsent sur la ligne ferroviaire Bayonne-Saint Jean-Pied-de-Port [voir notre édition d’hier].Le constat est désormais unanimement reconnu : le prix exorbitant de l’immobilier sur l’agglomération du BAB et sur la Côte basque en général conduit de plus en plus les jeunes ménages à se loger à l’intérieur, quitte à revenir chaque jour sur la côte malgré le coût des trajets en automobile.
Il convient donc de reprendre différemment la réflexion. A l’origine, la ligne ferroviaire desservait toutes les communes de la vallée de la Nive. C’est le développement du transport en automobile particulière qui a provoqué la fermeture de la plupart des gares intermédiaires.
Or, en dépit des aménagements et de l’élargissement de la route départementale, il s’avère que son importante fréquentation la rend toujours aussi dangereuse et son arrivée sur Bayonne asphyxiée plusieurs heures par jour.
Les nouveaux habitants de la vallée, habitués aux transports en commun du BAB, seraient sans doute satisfaits de bénéficier d’un trajet en train depuis leur domicile jusqu’à leur lieu de travail, les navettes Bayonnaises permettant aujourd’hui de se déplacer commodément in situ.
Sans frais excessifs, il apparaît possible d’équiper chaque arrêt d’un quai pourvu, comme c’est le cas dans les dessertes par tramways, d’un distributeur de billets à l’unité ou de cartes hebdomadaires, voire mensuelles.
La voie est certes à rénover mais elle a le mérite d’exister. Assumant ses responsabilités, le Conseil Régional d’Aquitaine a prévu de restaurer la gare de Saint-Jean-Pied-de-Port en offrant, qui plus est, d’augmenter la cadence des TER.
Plutôt que de restreindre ou de supprimer le service actuel, soyons solidaires entre collectivités publiques pour l’adapter aux conditions de vie des habitants de la vallée, lehengoak eta berriak.