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Main nue - Trinquet
La revanche de Waltary
·Comme annoncé par le Journal, Waltary Agusto est revenu au Pays Basque hier matin. Le phénomène cubain a une revanche à prendre dans les trinquets. Il y pense déjà
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Ce n’est jamais aussi simple que prévu avec les Cubains. C’est une autre philosophie de la vie, un autre état d’esprit que le pilotari Augusto Alonso Waltary incarne d’ailleurs à la perfection. Et pour cause, si le phénomène cubain devait débarquer en mai sur la Côte basque comme annoncé par Le Journal, les interminables contretemps ont repoussé l’arrivée tant attendue du spécialiste de l’apuño. Peu importe, celui qui vraisemblablement perdra son titre de champion du monde amateur au mois de septembre (il ne se présentera pas), était hier matin à l’aéroport d’Hondarribia, une fois les derniers détails de son visa réglés. Et preuve que le pilotari a toujours gardé la pelote dans son c¦ur, il est cette fois-ci venu pour y rester. Pendant un an, Waltary demeurera au Pays Basque pour jouer à la pelote.
Les pilotazale du Pays Basque peuvent donc commencer à savourer le jeu atypique d’un joueur qui a marqué de son empreinte les trinquets du coin. Personne, un an et demi plus tard, n’a oublié les incroyables prestations de cette perle rare de la pelote. Son apuño, son physique, sa vitesse d’exécution... le Cubain avait pris de court tous les spécialistes de la pelote. Et on en redemande. D’autant plus que si le (encore) champion du monde en titre individuel est venu défier les meilleurs pilotari du moment, il a certainement une partie qui le travaille plus que les autres. Il a bien sûr une belle revanche à prendre. Celle qui aurait dû avoir lieu dans un certain trinquet de verre d’Haitz Pean. Car personne n’a oublié la seule défaite concédée à Saint-Pée face à Ezcurra II (40-35) quelques jours avant son départ intempestif. Waltary non plus. Inutile de préciser qu’il ne compte pas en rester là. Pour autant, le phénomène cubain ne se frottera pas immédiatement aux plus grands. Son passage à Miami où la pelote se faisait rare, et surtout où les trinquets ne courent pas les rues, ne lui a pas permis de se présenter dans les meilleures conditions. Certes, le physique y est, il a même "tapoté" la pelote de main nue dans le Jai Alai de Miami, mais Waltary se donne un laps de temps d’un mois pour récupérer les automatismes du jeu du trinquet qui ont fait de lui le plus redouté des adversaires.
Masters de Bayonne ?
À partir de là, tous les paris seront permis: face aux indépendants, aux amateurs, les "un contre deux", avec planche du fond, sans planche du fond... il s’agira de trouver des terrains d’entente et les responsables de la pelote au Pays Basque ne devraient pas laisser passer l’opportunité.Alors les calculs vont désormais bon train. Les hypothèses aussi. Arrivé au premier juillet, un mois d’entraînement, on se projette inévitablement vers le début du mois d’août, pile à l’heure de la plus prestigieuse compétition de l’été : les Masters de Bayonne. Si rien n’est encore annoncé, le trinquet Moderne pourrait à nouveau accueillir le Cubain. Reprendre dans la cancha où Waltary est encore invaincu (en individuel), où le souvenir du titre de la Coupe du Monde 2004 (encore sous le maillot de Cuba) remporté face à Marc Berasategui n’est certainement pas effacé, ce serait une belle manière de (re)démarrer sa carrière. Faut-il encore que toutes les parties de ce genre d’événements tombent d’accord.
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