Mikel UZKUDUN
« Le Tour est aussi une vitrine pour notre revendication »
Mikel Uzkudun, président de l’association ESAIT, et pionnier dans la revendication de l’officialisation des sélections basques, explique le pourquoi de ce changement de lieu concernant l’habituelle fête revendicative qui a lieu au Tourmalet.
Pourquoi avoir abandonné le site du Tourmalet pour cette fête-revendication basque ?
Le Tour passe par le Pays Basque, il nous a semblé l’occasion idéale de ramener cette journée au Pays Basque. D’autant plus que l’étape du Tourmalet est cette année certainement mois attractive, sportivement parlant. En semaine, loin de l’arrivée... on sera aussi bien à Saint-Engrâce.
Quels sont les raisons et l’objectif de cette journée festivo-revendicative ?
Notre objectif est simple. Une de nos raisons d’être est de porter nos revendications sur la scène internationale. L’officialisation des sélections basques est toujours à l’ordre du jour et le Tour de France, tout le monde le sait, est une excellente vitrine. L’impact médiatique est tel que l’occasion est idéale. En plus de l’intérêt sportif de la course. Le cyclisme est fortement ancré au Pays Basque, les supporteurs seront bien sûr présents et ESAIT sera là pour les accueillir.
Que vous inspirent les craintes de Jean-Marie Leblanc concernant les supporteurs basques ?
Je suis tout d’abord étonné que le Tour repasse par le Pays Basque si ces craintes sont véritablement si importantes. Il ne faut pas mettre toute la faute sur le dos des supporteurs basques. Certes, il y avait des Basques lors des incidents de l’an dernier, mais il y avait des milliers d’autres supporteurs. Les déclarations de Leblanc, la réunion avec Ibarretxe lançant un appel au calme... n’ont pas lieu d’être. Les supporteurs basques ont prouvé à maintes reprises leur amour pour le cyclisme et leur comportement exemplaire.
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