1er juillet 1892 il y a ans :
Un alsacien, le nommé Jean Meyerhoffer, 54 ans, raccommodeur de parapluies, résidant à Villefranche du Lauragais, s'arrêta avant-hier, à la nuit tombante, dans une auberge d'Ustaritz pour se rafraîchir. Un jeune homme, qui prenait une consommation, l'ayant entendu parler, le traita de Prussien. L'Alsacien exhiba alors ses papier pour prouver qu'il était bien Français ; mais le jeune homme ne voulut point les examiner, et continua à l'insulter. Quelque temps après, le malheur fit qu'ils se rencontrèrent sur la route : le jeune homme, qui dit s'appeler Paul A..., dit Chipia, charpentier à Ustaritz, s'approcha de l'Alsacien et le traita de voyou et de Prussien. Le marchand ambulant répliqua et cette réplique envenima l'affaire. Le basque, rendu furieux, envoya à l'Alsacien un coup de poing en plein visage se précipita sur lui, et lui administra une raclée, croyant de bonne foi qu'il avait devant lui un Prussien authentique. Maudit accent va ! Est-il permis d'être patriote à ce point ?Quelques semaines plus tard, le tribunal correctionnel de Bayonne condamnera le basque patriote à seulement 10 Francs d'amende.
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