Assistantes maternelles contre la baisse des salaires
Des nounous comme jamais un jeune enfant n’a pu en rêver. Nombreuses. Une centaine d’assistantes maternelles ont observé une journée de grève et se sont rassemblées hier à Bayonne devant les locaux de l’association d’aides familiales et sociales qui en salarie 220 en Labourd. Les nounous, agréées, sont inquiètes des menaces qui pèsent sur leurs salaires. Mise en place de nouveaux modes de calculs, et surtout insuffisances des financements municipaux risquent de limiter l’offre de gardes de jeunes enfants. L’assistante maternelle Yvette Garnier, pointe en particulier le cas à Anglet. Plus généralement, c’est la faiblesse des revenus qui est soulignée, malgré la forte amplitude horaire (parfois de 7h le matin à 10h le soir, elles peuvent travailler plus de 50 h par semaine), le travail les week-ends et jours fériés. Si un minimum de 12 jours mensuels leur est assuré (elles perçoivent moins de 2¤ de l’heure par enfant), elles signalent que si l’enfant ne leur est pas emmené (quelques heures de moins que prévu par le contrat hebdomadaire, par exemple) elles ne sont pas rémunérées, alors que les parents paient l’association (sauf justificatif). Du coup, le projet de passage au paiement à l’heure en septembre 2007 ne leur dit rien qui vaille, et elles ont de nouveau réclamé auprès de la direction un paiement mensuel. La présidente de l’association Geneviève Lebard, leur a assuré que leurs salaires seraient garantis. Rendez-vous lundi pour de nouvelles négociations.
|