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Le JPB > L'opinion > Tribune Libre 2006-06-24
Tous et Toutes à Baiona ce samedi 24 Juin !


Denak batera, euskal presoak festibalerat !

Joan den azaroan, hainbat sindikatu, erakunde, eta elkarterekin batera, EHZ festibalak Ibaetako foroa osatu zuen. Honen helburua, euskal preso politikoen eskubideen alde egitea eta horiek aldarrikatzea izan da.

Beste edizioetan bezala festibalak presoekiko sustengua erakutsi nahi du eta bereziki festibalean laguntzaile izan direnei.

Bestalde, EHZk hunkitzen duen jende kopuru handiaz baliatuz eta hilabeteko azken ostiral guziz bezala, festibal denboran hainbat ekimen antolatuko dira; euskalduna edo eukal munduan ibiltzen ez den jendeak ulert dezan euskal preso politikoen oinarrizko eskubideak errespetatzen ez direla.

Foroa eratu zenetik antolaturiko mobilizazioen artean aipagarriena, joan den urtarrilaren 7an egindako nazio manifestazioa izan da. Euskal presoen eskubideen alde Bilboko karriketan 42.000 lagun bildu ziren.

Azken denboretan gauzak aldatzen ari direla entzuten da eta fase berri baten aintzinean girela ere bai. Alta, deus gutti mugitu da Espainol zoin Frantses gartzeletan: Inoiz baino urrunago dispertsatuak dira presoak, familiarrek istripuak izaten segitzen dute, bisita mugatuak dituzte.....etab.

Egoera berri honen aintzinean, euskal presoek ezinbertzean prozesuan parte hartu behar dute eta hori gerta dadin herritarrek bi estatuak presionatu behar ditu. Holako ekimen eta mobilizazioak sustatzea beharrezkoa dela pentsatzen du festibalak, hortarako baionan ekainaren 24ean antolatua den manifestazio nazionalerat dei egiten du helburu argi batekin: Frantziako Estatuak, gartzela politika bortitz hori bazter baterat utz dezan eta euskal presoen izaera politikoa haintzat har dezan. Ideki den fase berri huntan arduraz, konponketaren eta elkarrizketaren parioa egin dezan.

Aurten ere, Xiberoko bazter xarmangarri huntarik gure besarkadarik beroenak doazkizue eta heldu den urtean montaketarako aitzurrak eta palak gure kondu, zuek ekarri indarra eta xahakua! Biba ziek!

!



Le Quai Branly ou le musée des hypocrisies françaises...

Lors de l´inauguration du musée consacré aux arts dits premiers, le Président Chirac a tenu à mettre en garde contre l’"emprise terne et menaçante de l´uniformité" à laquelle il préfère "la diversité infinie des peuples et des arts". Cette inauguration est un événement d´une grande portée culturelle politique et morale, affirme-t-il, car ce musée est beaucoup plus qu´un musée rendant hommage à des peuples humiliés et méprisés auxquels on est allé jusqu´à dénier qu´ils eussent une histoire. Il rappelle l´égale dignité des cultures du monde dont la diversité est un trésor que nous devons plus que jamais préserver...

Le Parti Breton se réjouit de ce que ces arts, considérés comme inférieurs il y a peu, aient leur place dans nos lieux de culture.

Il n’en reste pas moins :

- que le discours de M. Chirac est en parfaite contradiction avec la politique menée dans l’hexagone vis-à-vis des langues et des cultures dites minorisées. La France se retrouve ainsi à discourir à travers le monde sur les bienfaits de la diversité et du respect des cultures tout en menant en interne une politique qui est en train d’aboutir à la disparition, par exemple, de la dernière langue celtique parlée sur le continent européen, la langue bretonneŠ

- que les collections de ce musée sont le produit, en grande partie, du pillage, du vol et des trafics réalisés durant l’occupation coloniale des différents pays concernés et que l’on attend encore et toujours une analyse claire de la part de l’Etat sur ce passé colonial

- que, une fois de plus, et au-delà du contenu, Paris s’accapare un nouvel équipement culturel financé par l’ensemble des contribuables renforçant ainsi le centralisme culturel dominant.

Que M. Chirac et l’Etat mettent en pratique dès maintenant leurs belles déclarations en faveur de la diversité culturelle et, par exemple, ratifient la Charte Européenne des Langues dites "minorisées"... Sinon, le Quai Branly aura véritablement gagné son surnom de Musée des Hypocrisies françaises


Après plus de 30 ans d'activité initiée sous la dictature de Franco, ETA, organisation armée de libération nationale a déclaré un cessez-le-feu illimité. Cette déclaration, exigée par certain-e-s, espérée ou attendue par d'autres, est aussi redoutée par ceux qui ne désirent pas de solution politique, qui nient la réalité d'un conflit dont la lutte armée n'est ni l'origine ni l'essence.

Le processus de paix pouvant mettre fin à un conflit qui a engendré des souffrances de part et d'autre, exige de la part de tous et toutes, un grand courage. ETA en a fait la preuve en déclarant une trêve illimitée sans conditions et JL Rodriguez Zapatero, en acceptant de dialoguer. A nous, hommes et femmes d'Euskal Herria de montrer que nous en sommes aussi capables, quelles que soient nos croyances politiques.

La première barrière est tombée, une étape décisive se présente à nous. Elle nécessite à présent la confiance de tous ceux et celles qui, de près ou de loin, sont touchés par ce conflit, et donc le soutien actif de tous ceux et celles qui croient que seul le dialogue peut offrir une voie à la paix. Sans ce soutien, le processus risque sinon d'aboutir à une impasse...

Les prisonniers et prisonnières politiques basques, leurs familles, leurs proches ne comprendraient pas cette antinomie entre un discours de paix et d'ouverture et une politique de répression, de vengeance. Ceux et celles qui pensons que sont indignes de nos sociétés la négation de leurs droits, la politique de dispersion et d'isolement appliquée par les Etats français et espagnol ne le comprendraient pas non plus.

Il est donc impératif et urgent que les droits des prisonniers et prisonnières politiques basques, tels qu'ils ont été rappelés par le forum d'Ibaeta soient enfin reconnus et appliqués :

- droit à un traitement digne et respectueux

- droit à la santé

- droit à la communication

- droits linguistiques

- droit à l'éducation

- droits relatifs à la maternité et à la paternité

- droit à la liberté (conditionnelle, remise de peine, pour les prisonniers et les prisonnières victimes d’une maladie grave ou incurable)

- droit de vivre ensemble au Pays Basque.

En tant que membre de la société civile et acteur social, le syndicat LAB prend part à cette démarche en faveur du respect des droits humains les plus élémentaires.

Soyons nombreux et nombreuses ce Samedi 24 Juin à Baiona.


 
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