Askatasuna craint la mise en pratique de la nouvelle loi anti-terroriste aux détenus
L’association pour la défense des droits des prisonniers basques Askatasuna a montré hier son inquiétude sur le sort des six personnes arrêtées mardi et transférées à Paris dans le cadre d’une opération policière franco-espagnole contre le réseau présumé de financement de l’ETA. Selon Askatasuna, les autorités judiciaires pourraient leur appliquer "la nouvelle loi anti-terroriste qui est entrée en vigueur le 1er mai et qui permet de prolonger la garde à vue pendant six jours".Par ailleurs, concernant les personnes interpellées outre-Bidassoa, le journaliste d’Irun Jean-Pierre Harocarene a été le premier à avoir été entendu par le juge Fernando Grande-Marlaska qui a décidé de le mettre en régime d’isolement. Le magistrat serait aussi en train d’interroger certains policiers après l’information parue dans la presse selon laquelle, quelques jours avant le déclenchement de l’opération un agent de la Police Nationale espagnole aurait averti une des personnes arrêtées. Enfin, Askatasuna a appelé à participer à la manifestation de cet après-midi à Bayonne (17h salle Lauga). Cette mobilisation organisée par le Forum d’Ibaeta en soutien aux prisonniers politiques basques, devrait attirer une foule importante, par rapport aux manifestations habituelles, vu le nombre de syndicats, partis politiques et mouvements associatifs ayant rejoint l’appel.
|