Certains quartiers des villes du BAB se sont retrouvés sans électricité dans la nuit de lundi à mardi. A l’occasion d’une journée d’action des agents d’EDF et de Gaz de France, les domiciles du sénateur-maire de Biarritz Didier Borotra, du député européen Alain Lamassoure ou encore du député-maire de Bayonne Jean Grenet n’étaient plus éclairés hier. Il en a été de même pour le directeur du centre EDF-GDF Sud Aquitaine, situé à Bayonne.
Les agents protestaient contre le projet de privatisation de Gaz de France et sa fusion avec le groupe Suez.
"La fusion avec Suez va générer la casse complète des deux entreprises EDF et Gaz de France", ont avancé les syndicats FO, CGT et CFE-CGC. "Nous avons repéré 5000 emplois doublons entre Suez et Gaz de France. Quel est leur avenir quand on entend qu’il est prévu de faire un milliard d’euros d’économie? On s’interroge aussi sur le sort des 50000 emplois mixtes EDF-Gaz de France", a commenté Valérie Laporte, secrétaire générale de FO.
En plus des menaces sur l’emploi, les agents, qui étaient en grève hier matin, ont souligné les risques de hausse des prix pour le consommateur. "L’ouverture à la concurrence du secteur électricité et gaz a entraîné une hausse de 48% du prix", ont-ils souligné.
Les agents ont enfin indiqué que Gaz de France est "une entreprise en pleine forme, qui a fait des bénéfices records cette année et qui a un taux d’endettement très bas contrairement à Suez". Selon eux, la fusion serait surtout "une bouffée d’oxygène pour Suez".
Basé en Belgique, Suez compte 32500 agents contre 9300 à Gaz de France.