Ce que la Caisse d’Allocations Familiales de Bayonne retiendra surtout de la présentation de son bilan 2005, c’est le départ de celui qui, treize années durant mena l’entreprise et engagea un projet d’entreprise aboutissant à l’amélioration du service rendu aux assurés. Jack Kipfer, directeur de la CAF depuis 1993, a passé le relais à Antoine Biava mardi en qualifiant son parcours à la caisse bayonnaise de "challenge enthousiasmant".
Arrivé alors que les travaux de rénovation de l’immeuble s’achevaient, le directeur de la CAF s’est attelé à "transformer également l’interne" avec comme première étape la mise en place d’une "organisation de travail adaptée visant à favoriser la responsabilité et l’autonomie individuelle des agents, la performance et l’esprit d’entreprise".
L’amélioration de l’accessibilité à la caisse, des moyens informatiques et de la communication a suivi. "Grâce à cette logique d’efficacité, nous mesurons aujourd’hui les progrès réalisés en matière de fiabilité et de rapidité dans le traitement des dossiers ainsi que de régularité et de sécurité des paiements", a déclaré Jack Kipfer. En effet, la CAF de Bayonne peut se prévaloir de "l’un des meilleurs taux de satisfaction de l’hexagone" : 98% des allocataires lui font confiance. De même, le directeur a souligné que 97,8% des dossiers sont traités en moins de dix jours. La CAF a réceptionné 220808 courriers en 2005.
"Ces résultats sont les objectifs à horizon 2008 voire 2010 de beaucoup de caisses. C’est donc du très bon travail qui a été mené ici", a commenté de son côté Antoine Biava, le nouveau directeur de la Caisse, jusqu’à aujourd’hui directeur financier de la CAF du Lot-et-Garonne. L’homme âgé de 40 ans et originaire de Champagne-Ardennes a indiqué qu’il "s’attachera à défendre l’esprit de services publics dans cette entreprise privée qu’est la CAF".
La caisse bayonnaise qui couvre le Labourd, la Basse-Navarre et le sud des Landes compte 48759 allocataires et 140 agents. Elle a versé 220 millions d’euros de prestations en 2005 dont 43% pour soutenir la famille et l’enfant, 29% d’aides liées au logement et 28% pour favoriser le maintien de la cohésion sociale (RMI, allocation adulte handicapé, parent isolé, etc.).
La plupart des allocataires ont entre 30 et 49 ans, la majorité représentant des familles avec deux enfants à charge mais 27% sont des familles monoparentales.