Les Verts du Pays Basque nord et sud, ceux des Asturies et les Verts d’Aquitaine ont appelé à "une gestion globale, transfrontalière et citoyenne des ressources marines". Les écologistes ont cité le cas de l’anchois comme "un symptôme de plus mettant en évidence la situation décadente à laquelle est soumise la plateforme continentale".
"Quand du secteur de la pêche lui-même aux instances européennes, tout le monde connaît parfaitement dès le début de la campagne l’état de fragilité de l’espace, on se demande pourquoi les mesures opportunes n’ont pas été prises", avance les Verts des quatre territoires en sous-entendant une fermeture de la pêche à l’anchois. Ils supposent qu’"il était sans doute plus simple d’envoyer les bateaux au large que de supporter la pression constante d’un secteur en crise".
Les écologistes estiment qu’en continuant à pêcher au maximum des possibilités, "on va droit dans le mur". Ils ajoutent que la récupération de l’écosystème marin a besoin d’une planification transfrontalière et globale.
Les Verts pointent du doigt "l’effet destructeur exercé par les techniques de pêche au chalut" ainsi que "l’absence totale de discrimination" des filets tournants actuels où il entre "de tout et avec un pourcentage élevé de pertes".
"Les arts de pêche traditionnels, malgré le fait d’être garants du maintien de notre écosystème marin, sont inlassablement sous-estimés et disparaîtront irréversiblement à moins que des actions soient prises en leur faveur", estiment les écologistes.
Selon eux, il faut arrêter de penser en termes de région ou de pays. "Toutes ces menaces requièrent des efforts globaux qui, en permettant la survie du secteur de la pêche et en mettant un frein à la précarité dans laquelle il se trouve, contribueront à une gestion sensée et rationnelle des ressources marines".