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Jazz et hip hop entre beat
·Le collectif back to hip hop rencontre les musiciens jazz d’Émile Parisien
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La pièce s’appelle Hip 11 et a été créée au théâtre national de Chaillot en janvier 2005 pour quatre danseurs et sept musiciens jazz.Entre eux, un seul credo commun : "on respecte le beat". Résultat, on renoue avec les origines afro-américaines du hip hop tout en se plaçant à la pointe de l’innovation d’une danse boulimique qui se nourrit de toutes les influences possibles.Ce spectacle, qui sera présenté demain soir au théâtre de Bayonne, s’est pourtant distingué dans une critique dithyrambique.Un fait suffisamment rare dans cette discipline pour être souligné.Mais il faut dire que les protagonistes de cette histoire ne sont pas les premiers débarqués dans l’aventure hip hop comme dans l’épopée du jazz.Les danseurs appartiennent au mouvement hip hop depuis son émergence en France dans les années 80. Les musiciens maîtrisent une grande variété de styles, des standards du répertoire américain des années 30-40 à l’afro jazz funk. Des musiciens jazz qui sont menés par le jeune prodige Émile Parisien et son saxophone.Quant aux danseurs Karim Barouche, Hakim Maïche, Régis Truchy et Xavier Plutus, réunis au sein du collectif Back to hip hop, ils sont individuellement emblématiques de la scène française.Quatre garçons qui rappellent que le hip hop, né dans la rue, fut d’abord une affaire de mecs et de démonstrations viriles.Ce fut aussi une histoire de noirs américains, comme le jazz qui sera joué live au théâtre de Bayonne. Et comme le jazz, le hip hop a connu des débuts populaires dans les quartiers difficiles, la mise en valeur des rythmes, le goût de la création spontanée et conviviale, des chefs-d’¦uvre d’improvisation collective.Les danseurs appartiennent au mouvement hip hop depuis son émergence en France dans les années 80.Ils ont appartenu aux compagnies pionnières, Aktuel Force, Black blanc beur et macadam, ont dansé avec NTM ou MC Solaar et même fait leur cinéma dans La haine de Mathieu Kassovitz.En clair, ces lascars n’ont rien à prouver, ce qui promet de laisser place au rythme plutôt qu’à la cadence démonstrative qui dévoile souvent plus la prouesse technique que la grâce.
Ú Hip 11
Back to hip hop. Vendredi 2 juin.21h.Théâtre de Bayonne.Tarifs de 7 à 22 euros.
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