Le président de l’Audience Nationale croit que le rapprochement pourrait être "efficace"
·Cette mesure pourrait être "effective, pratique et efficace" après le cessez-le-feu permanent annoncé par l’ETA
Le président de l’Audience Nationale, Carlos Dívar, a déclaré que le rapprochement vers les prisons du Pays Basque des membres du Collectif des prisonniers politiques basques pourrait être "une mesure effective, pratique et efficace" après le cessez-le-feu permanent annoncé par l’organisation armée le 22 mars dernier. Dans le cadre d’une conférence organisée à Bilbao par le Tribunal supérieur de justice du Pays Basque, le président de la cour d’exception espagnole a rappelé que des mesures de ce type ont été "déjà utilisées". "On les a déjà utilisées dans d’autres circonstances et on peut les utiliser à nouveau" a-t-il déclaré. Interrogé sur les propos du secrétaire général du Parti Socialiste d’Euskadi, Patxi Lopez, appelant les magistrats à tenir compte du cessez-le-feu de l’ETA à l’heure de se prononcer sur l’incarcération de membres de la gauche indépendantiste basque [lire notre édition du vendredi 5 mai], le président de l’Audience Nationale a déclaré que "les juges ne peuvent pas travailler en marge de l’Etat de droit". Carlos Dívar a toutefois précisé que le titre préliminaire du Code Civil espagnol établit que dans un Etat de Droit les lois doivent être appliquées en tenant compte "de la réalité sociale du moment".
La jeunesse socialiste
Par ailleurs, le président de l’Audience Nationale et le secrétaire général des socialistes de la Communauté Autonome Basque semblent d’accord sur la question du rapprochement, puisque Patxi Lopez, lors d’une rencontre avec les responsables des jeunesses socialistes, a déclaré que "la flexibilisation de la situation des détenus peut aider à atteindre la paix". Dans un communiqué lu en présence du secrétaire général, les jeunes du PSE ont affirmé également que "l’on ne pourrait pas comprendre que ceux [le PP] qui ont développé de telles mesures dans des circonstances similaires [pendant la trêve de 1998] prennent maintenant une position contraire".
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