Traversée de l’Atlantique
La traversée de l’Atlantique en Kitesurf
Emmanuel Bertin, 43 ans, devait se lancer hier dans un défi jamais réalisé à ce jour : la traversée de l’Atlantique à la force du vent en kitesurf, entre l’archipel des Canaries et l’Arc des Antilles. Kitesurf, ce nom barbare signifie que la force du vent est captée par un cerf-volant et transmise à l’engin navigant par un ou plusieurs filins.
Au début, c’était une sorte de jeu de combiner deux activités à la base sans trop de rapport, voguer sur l’eau et se faire tracter dans le ciel, jusqu’à ce que Manu Bertin imagine de les fusionner. Il a expérimenté, développé et rodé le système en traversant la Manche, le détroit de Maui (Hawaï, USA), et pour se lancer, de l’île de la Gomera, aux Canaries, dans une expédition de 3.000 milles (5.600 km environ), il l’a sophistiqué. "3000 milles à raison de 100 milles par jour, cela fait 30 jours, même si, lors des essais, je me suis rendu compte que 150 milles en une journée étaient possibles", a-t-il expliqué.
"Avec tous les impondérables possibles, sans compter ceux que je n’ai pas imaginés, je table sur 45 jours, pour relier les Canaries à l’Arc des Antilles. Je sais exactement d’où je pars, mais je ne sais pas où j’arriverai. Ce sera essentiellement en fonction du vent. J’aimerais bien arriver en Guadeloupe, mais je n’ai pas de certitude", poursuit-il.
Le projet de Bertin est de réussir la traversée des îles Canaries à l’arc des Antilles uniquement à la force des cerfs-volants qui font avancer ses trois engins. Le premier, une planche de surf basique (2,70 m de long), le deuxième une kitecat, une sorte de catamaran large de 2,20 m dont les flotteurs sont deux planches de surf (2,70) et au centre duquel il y a un siège à 50 cm au-dessus de l’eau et le troisième, un canot pneumatique avec une tente amovible.
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