La mort de Jokin Gorostidi attribuée à son inculpation
Jokin Gorostidi, 62 ans, dirigeant historique de la gauche abertzale est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital Donostia de Saint-Sébastien d’une crise cardiaque. Gorostidi était l'un des six membres de l'ETA condamnés à mort au procès de Burgos en 1970, dont les peines avaient été commuées à la suite des pressions internationales sur la dictature franquiste.
Des inculpés du procès massif 18/98 ont attribué hier la mort de cet ancien membre d’ETA et dirigeant de Batasuna à la pression judiciaire de ce procès, dans lequel il était inculpé. La porte-parole des inculpés dans le dossier, Teresa Toda, a jugé que la cause de la mort de Gorostidi était "la situation judiciaire qui lui avait été imposée". Elle a assuré que les allers-retours hebdomadaires du Pays Basque à Madrid (1000 km) étaient source "d'une grande fatigue physique et psychique", de pertes d'emploi et de "problèmes de santé" parmi les inculpés. Pour ces raisons, elle a demandé le classement du dossier et de "tous les procès politiques" dans le contexte du processus de paix ouvert à la suite du cessez-le-feu permanent de l'ETA. Gorostidi devait être le dernier cas examiné dans le procès qui se tient depuis novembre à l'Audience nationale à Madrid, avec 56 prévenus appartenant à des structures légales mais accusés de faire partie de l'ETA. Un procès plein d’irrégularités qui, après 3 mois de procès, a dû reprendre depuis le début, avec la dénonciation d’omissions graves dans la procédure.
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